lundi 15 août 2016

le haut des courants d'air

Le jour où nous avons acheté le tissu pour la robe Malabar, miss A a aussi convoité une autre couleur de broderie anglaise, on en a donc pris 50cm (parce que bien sûr, alors que le reste du magasin était en soldes à -70%, ces tissus-là restaient au prix fort !).


Elle voulait un haut ample à la mode de ces dernières années, j'ai un peu cherché sur internet un patron gratuit qui aurait convenu mais je n'ai rien trouvé pour tissu chaine et trame.
On a donc juste repris l'éternel patron de la robe D du livre japonais Stylish Dress Book I, que j'ai déjà mis à toutes les sauces pour moi (versions jour, nuit, nuit et re-nuit), et recoupé à la longueur voulue. Oups, un peu court, d'ailleurs !


Ce modèle comporte normalement des parementures d'encolure, mais comme le tissu est assez épais, j'ai opté pour une finition au biais.
Et pour avoir un biais totalement raccord au niveau de la couleur, et pas trop épais lui non plus, j'ai coupé des bandes dans la partie non-dentelle en bas du coupon (soit 1m x 5cm de large disponible !). Ce n'est donc pas du biais puisque coupé dans le droit fil mais ça a fait tout juste l'affaire pour l'encolure, sans trop gondoler.


La finition du bord des manches a posé le même problème ; tissu épais donc risque d'accentuer la raideur en faisant l'ourlet prévu.
Ouf, j'ai réussi à trouver tout juste les centimètres nécessaires en faisant un biais de demi-largeur par rapport à d'habitude !


Et la demoiselle voulait aussi une goutte au dos, j'ai adapté en faisant juste une fente indéchirable qui ne s'ouvre pas du tout puisque le biais du col la retient fermée. La miss adore cette fioriture totalement inutile !


Le tissu lui-même, sans être impossible à coudre, n'est pas très agréable non plus : les variations d'épaisseurs quand on passe les trous-trous font "sauter" le pied-de-biche de la machine et j'avais un peu peur qu'elle engloutisse le tissu au bord des plus gros trous.


J'ai réussi à raccorder les différents motifs de dentelle qui se suivent, sur les côtés, malgré le tout petit métrage de tissu. 
A l'heure du bilan, donc, je suis contente de mes petites solutions techniques pour optimiser le mini coupon (il reste l'équivalent d'un mouchoir !) en faisant un truc pas trop moche, et la miss est tellement ravie qu'elle a aussitôt mis au rencart ses autres vêtements pour porter celui-là, alors même que la météo n'était plus vraiment aux tenues à courants d'air !



samedi 13 août 2016

basilic-récup

Vite fait en passant pendant que c'est de saison ... une expérimentation culinaire à partir du pied de basilic.
Puisqu'il semblerait que lorsqu'on laisse fleurir le basilic, celui-ci perd en goût, j'élimine les parties "fleurs" en haut des tiges. Mais comme cette partie aussi est comestible, quoiqu'un peu dure sous la dent, cela me fait toujours mal au coeur de les jeter.


Alors cette année, je mets toutes mes fleurs au fur et à mesure dans une boite au congélateur, et je les sortirai pour une soupe de tomates ou courgettes à l'automne ! Cuites puis mixées, elles devraient juste donner un bon goût d'été sans être trop dures à manger.

jeudi 11 août 2016

carnet de voyage : Jura

"Carnet de voyage" est un titre un peu pompeux utilisé faute de mieux, car ces quelques gribouilles ne retranscrivent pas vraiment un voyage. On pourrait plutôt parler de cahier de vacances : j'ai fait mes devoirs de dessin pendant les vacances !
En l'occurence, je m'y suis assez bien tenue puisque j'ai réussi à faire au moins une page par jour.

jour 1 : doodling improvisé à partir de l'étiquette du sachet de thé
feutres à l'encre de Chine de diverses largeurs

 jour 2 : une plante à différents stades de maturité, brins ramassés au bord du lac
feutre et aquarelle

jour 3 : la façade côté jardin de notre maison (à droite)
et sa réplique version carte à envoyer (à gauche) !
feutre et aquarelle

jour 4 : encore un doodling à partir de l'étiquette du thé du jour !
feutres et aquarelle

jour 4 encore : les chardons du bord du chemin ...
les camaïeux de verts et jaunes sont vraiment difficiles à retranscrire ...
feutre et crayons aquarellables

jour 5 : le lavoir de Grusse dans lequel les enfants ont pataugé pendant 2 heures !
(mais dommage ; petit souci de perspective sur la gauche du toit,
verts un peu criards de ma micro palette de peinture ...)
feutre et aquarelle

la suite : vue de l'intérieur

mardi 9 août 2016

[Balade] dans le Revermont

Le 2e article de "retour de vacances" (le 1er est là) est un peu facile puisque ce sont simplement des photos de balades ! Histoire de vanter les mérites de ce coin de France, et donner des idées pour vos prochaines vacances ?!
Voici donc quelques photos du Revermont (côté département du Jura).


Le château de Chevreaux est une ruine en train d'être remontée (concept historiquement un peu inconfortable, je trouve) par des chantiers de jeunes volontaires, mais l'accès est libre avec une petite exposition, on a une vue panoramique, et le village est aussi très joli... même si le diable (sans cornes) s'est emparé de la fontaine !



Le hameau de Chatel semblait assez mystérieux, découvert au hasard ... c'est en fait une résidence hôtelière et plus ou moins un couvent (je n'ai pas compris si ça l'était toujours) ... en tout cas les jardins et leur bassin à poisson, la chapelle et le cimetière, vus juste après la pluie, étaient pleins de charme.



Toujours dans le même secteur, le village de Gizia est vraiment pittoresque : moulin, rivière avec petite écluse, fontaine, bassins de pisciculture visibles de la petite route ... l'eau est partout !




Un peu plus au nord, le village de St Laurent la Roche permet des grimpettes plus ou moins longues (on a l'embarras du choix parmi les sentiers balisés !) : belvédère de la Madone, colline de la Vuarde ... On a bien aimé cette butte pas bien difficile à gravir, avec son petit air de teppe désertique.



Et puisqu'on parle de belvédère, étant donné le relief du coin (des plis et des replis), on en trouve à chaque tournant de route ! Pas question d'oublier les jumelles ; surtout qu'on peut voir des chamois à basse altitude (ci-dessous, au-dessus de Rotalier)


Enfin, je ne sais pas comment sont les enfants des autres, mais les nôtres nous tannent toujours pour se baigner pendant les vacances ... pas question pour autant de choisir la Méditerranée et d'aller jouer les sardines sur les plages en été, donc les lacs en campagne/montagne sont une bonne alternative : ici le lac de Vouglans. Les amateurs de technique iront zieuter le barrage au sud, les pêcheurs iront dans les coins sauvages de la rivière Ain, et les autres feront trempette sur les petites plages de gravier bien tranquilles.






dimanche 7 août 2016

robe Dolce Bella

Tout le monde sera d'accord avec moi, les vacances, ça a du bon ! Oui, parce que du coup, je ramène 3 articles d'un coup pour le blog !
Le premier, ce sont les photos de ma dernière robe cousue. Les photos n'ont pas été prises lors de la fête qui était l'objectif premier de sa réalisation mais tout tranquillement quelques jours après dans un cadre bucolique.


Cette robe m'a donné quelques sueurs froides : j'ai d'abord demandé à mon cher et tendre quelle couleur de passepoil irait le mieux pour ce tissu (j'avais du turquoise donc, comme visible ici, ou du violet). Et sa seule "aide" a été de me dire que ce tissu lui évoquait les blouses de grand-mères, et qu'il était sceptique sur le résultat !
Il s'agissait donc (outre le fait de me débrouiller seule sur le choix de couleur du passepoil) de lui prouver qu'il avait tort !


Par ailleurs, concernant le patron, je me hasardais à une greffe un peu risquée : j'avais pas mal vu de versions de la robe Dolce Vita qui m'avaient plu, mais je subodorais que sa jupe froncée allait me créer des doubles ou triples hanches (dans la famille du double ou triple menton, vous voyez) pas vraiment souhaitées.


Donc j'ai gardé le haut, mais j'ai remplacé la partie jupe par la jupe de la robe Belladone, qui reste ma robe la plus seyante à ce jour (même si je porte aussi beaucoup mes autres robes). Et j'en ai profité pour descendre d'une taille à la taille. J'ai hésité à enlever la ceinture, dans le doute de la longueur finale, et puis donc, voilà, je l'ai enlevée. Et j'ai même raccourci le corsage qui sinon tombait mal.


Une première toile m'a permis de conclure que la greffe "haut en 38 - bas en 42" prenait (cherchez l'erreur !), mais qu'il fallait adapter un peu le décolleté trop pigeonnant. Décidément, les tailles et mesures Burda sont vraiment éloignées de ma morphologie, je ne me risquerai pas trop souvent à ces bricolages hasardeux.
Bref, je me suis finalement jetée à l'eau avec tissu définitif et passepoil violet (non, non, je sais ce que je dis) ... Horreur, j'ai failli croire que le cher et tendre avait raison (manquerait plus que ça) ! On aurait vraiment dit ma grand-mère dans sa blouse de travail.


Ben, du coup, j'ai enlevé le passepoil violet, remplacé par du turquoise un chouïa plus moderne ; et enlevé totalement celui prévu le long des poches de la jupe qui "cartonnaient" le tissu (une cretonne forcément un peu rigide déjà) et donnaient un volume moche.
Et le résultat me plait bien.
Et même, c'est en voyant les photos que je suis réconciliée avec la robe, car en vrai, je ne me suis pas sentie tellement convaincue en la portant la première fois !

Au final, la forme globale n'a plus grand-chose d'original (le haut de la robe Belladone l'est beaucoup plus, et la robe Dolce Vita d'origine affirme mieux son côté romantique avec décolleté rond, petites manches et jupe froncée) mais je trouve que ça convient tout aussi bien pour ce tissu chargé.



Résumé technique :
-jupe de la robe Belladone en taille 42 avec plis creux à la taille au lieu des plis couchés
-haut de la robe Dolce Vita Burda (février 2011) en taille 38, raccourci à la taille d'1cm, épaules baissées d'1cm, et encolure remontée de 2cm. Je ne l'ai pas non plus doublé comme prévu (tissu déjà rigide) d'où les finitions avec biais.
-cretonne Mondial Tissu de l'année dernière, biais/passepoil maison avec tissu de récup.

jeudi 28 juillet 2016

la robe Malabar

Décidément, après une série de réalisations en papier, on change de thème mais on reste dans un fonctionnement en série : les robes !
Comme cet été est riche en événements, et que j'avais envie de coudre de nouvelles tenues (pour moi - et donc, pour avoir moins mauvaise conscience, j'ai proposé à la miss aussi), ce sont 3 robes qui ont défilé sur ma table à couture. Vous avez vu ma robe Dindon. Voici la robe Malabar de la miss.


J'avoue, j'étais plus que sceptique devant le choix de tissu de l'intéressée dans le magasin. Je ne suis déjà pas très fan de broderie anglaise (zut, c'est la mode !), mais en plus dans cette couleur ... hum hum. Je n'ai rien contre le rose, au contraire, mais je n'avais pas envie de coudre une robe correspondant peut-être aux goûts d'un instant, qui serait détestée dans quelques semaines ou mois.


Pour casser le côté guimauve de la couleur (et de la matière), on a décidé de trancher avec autre chose. Du voile noir que j'avais en stock (et il en a fallu tellement peu que c'est étonnant de voir l'effet que peut produire une minuscule touche de couleur "bien choisie" comme ça - ouais, on s'envoie un peu des fleurs, là !).


Ensuite, il a fallu trouver la forme qui plairait à la demoiselle, partie entre temps en vacances. Ses inspirations de départ (1, 2, 3) n'avaient rien à voir au niveau de la forme, mais en feuilletant mes classeurs de patrons, je suis tombée sur ce vieux modèle de robe offert par le magazine Prima. Patron donné par une collègue faisant son tri ; il doit donc dater des années 80 (oui, au XXe siècle ... une antiquité, quoi)


La robe en question n'avait pas du tout d'empiècement, c'est moi qui l'ai dessiné. J'ai un peu tremblé parce que pour tracer un empiècement sur une robe à découpes princesse, c'est pas tout à fait simple de se projeter dans le rendu : trop large ? pas assez ? trop droit ? trop arrondi ? Je suis donc bien contente des choix faits (par exemple de s'arrêter au niveau des bretelles au dos)


Autre contrainte : à cause de la broderie anglaise transparente, il fallait doubler toute la robe. Evidemment le modèle de départ n'en proposait pas. Bon, ce n'est pas ce qu'il y a de plus compliqué. Mais mon montage a été un peu bricolo parce qu'au lieu de monter robe et doublure ensemble avec la fameuse méthode de la cuillère en bois, j'ai cousu intégralement la doublure d'abord. Pourquoi ? 


Parce que comme la miss n'était pas là, et qu'à son retour, je n'avais que 4 jours pour faire la robe, je me suis dit que faire la doublure servirait de toile, et si ça allait ça représenterait déjà la moitié de la robe de faite ! Effectivement à son retour, on a essayé la doublure (au passage, ça lui forçait un peu la main sur le modèle qu'elle n'avait pas choisi, mais ça lui a plu). Quelques petits ajustements à faire : élargir un peu la taille, creuser l'encolure.


Et pour finir, la version finale : dessus et doublure assemblés, avec un peu d'imprécision et de bidouille au niveau de la fermeture éclair (voir ci-dessus) mais l'ensemble donne satisfaction.
Et hop, je suis un peu fière ... de la robe et de ma grande petite fille à moi !!


mon mémo technique :
-Patron n°2.051, robe Estivale Prima 
-taille 34 un peu élargie à la taille
-encolure creusée de 3cm
-tissus dessus : voile polycoton Toto, broderie anglaise Mondial tissu
-doublure : voile polycoton beigeasse (récup)
-coutures non surfilées sur la broderie anglaise (s'effiloche peu) pour éviter les surépaisseurs, ourlet avec petit zigzag puis simple repli

lundi 25 juillet 2016

la robe Dindon !

Décidément, les hommes (enfin, certains ...) ne comprennent rien aux vêtements cousus main par leur moitié !
Quand le mien a vu ma robe, la première chose qu'il a dite c'est : "c'est bizarre, ce motif de dindons, non ?". Devant ce magnifique batik indonésien !!!


C'est un des premiers coupons que j'ai achetés quand j'ai commencé à coudre compulsivement, il y a quelques années, et où je me donnais bonne conscience en achetant en brocante. En l'occurrence, je n'aurais pas vraiment trouvé ce tissu en magasin ici ! C'était donc une petite largeur de batik avec un défaut, il a fallu que je tourne autour en rusant pour faire entrer les pièces de cette robe. Et les parementures et poches sont faites dans un autre tissu !


De même, le dos et le devant ne se raccordent pas au niveau des motifs, mais de toutes façons, le coupon comportait plusieurs zones différentes et assorties, donc ça ne me dérange pas du tout. J'ai essayé de jouer de ces contrastes entre zone marron et zone plus claire pour les manches et dès qu'il y avait le passage d'une pièce à une autre.


Rien à signaler sur le déroulé de la couture de ce modèle, puisque j'avais constaté avec la version tunique que tout tombait bien. En guise de variante, j'ai choisi de faire une coulisse pour un ruban et non un élastique au dos. 


Points positifs : ça peut être l'occasion de mettre en valeur un joli ruban (ici, un ruban qu'on m'avait donné et qui semble fait pour, violet comme les motifs, avec un liseré en pointillés blancs comme le fond du batik). Et on peut dénouer le ruban et mettre le tissu à plat pour repasser, avantage non négligeable qu'on ne peut obtenir avec un élastique qui ressert en permanence.
Point négatif : le ruban, par nature un peu glissant, a tendance à ne pas rester noué aussi serré que lorsqu'on fait le noeud le matin, du coup la robe devient moins ajustée au fil de la journée (sauf à passer son temps à refaire le noeud), et la forme générale peut être un peu plus "patateuse" du coup...


Au final, j'ai porté cette robe pour une jolie occasion où il faisait très chaud, et elle laisse agréablement passer l'air grâce à sa taille haute. Mais ce n'est que 15 jours plus tard, lors de la séance photo, que j'ai découvert l'horrible caractère prémonitoire de la phrase de Monsieur : de dos, cette robe a une fâcheuse tendance à me donner l'air d'une (din)dondon callipyge !

et encore, je n'ai pas osé vous mettre les photos les pires !

Tant pis, je ne regarderai pas mes arrières et j'aime vraiment bien cette robe dans ce tissu à dominante marron qui change totalement de mes habitudes (ou pas, en fait, vu son caractère voyant !!)


Récapitulatif technique :
-taille M
-corsage de base + mancherons de base
-dos : coulisse et ruban
-longueur diminuée de 10cm au moins
-pas de biais à l'emmanchure
-encolure avec découpe donc parementure, avec un autre tissu non entoilé car assez raide et cela suffit
-j'ai utilisé moins des 2m de tissu demandés dans les instructions : plutôt 1,5m, mais la pièce du haut devant est coupée dans le sens opposé aux autres pièces.

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