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vendredi 15 août 2025

stop au massacre !!

Depuis quelques années, le cantonnier du village croit bien faire en  fauchant à ras les herbes folles qui poussent le long de ma façade. Or, de mon côté, cette apparence sauvage cache en fait des semis patients, et une envie de laisser la nature proposer aussi ses propres plans.


Bref, après avoir pesté de nombreuses fois où j'arrivais trop tard, après le défrichage intempestif, j'ai décidé de mettre de petits panneaux, de chaque côté de la plate-bande en question. Je les ai fabriqués en terre cuite. J'ai un peu peiné à trouver un message qui ne soit pas trop revêche, et j'ai mis des petits décos florales pour faire passer le tout !
Je ne sais pas s'il a vu mes messages, toujours est-il que mes plantes, sauvages et domestiquées, sont toujours là !

dimanche 11 mai 2025

fesses brodées

Ce n'est pas une oeuvre, ce n'est pas une invention inédite ... c'est juste une idée que, sûrement, vous avez déjà vue passer ; mais je l'ai mise en pratique et j'en suis contente !


C'est simplement la réparation des "faiblesses" apparues sur mon jean préféré ! Un coin de poche qui craque, je suppose que tout le monde a connu. Du coup, j'ai "brodé" des lignes très imparfaites, en laine à repriser ancienne (des arrières-grands-mères), à tous les endroits déjà troués ou en passe de le faire. Le fil prend le tissu principal et aussi, derrière, un petit carré de toile (coupé dans un autre jean vraiment mort) pour renforcer. Et c'est vraiment très efficace ! Plus rien ne bouge.
J'ai ainsi prolongé un peu la vie du pantalon - la réparation est visible, mais après tout pourquoi pas ?! Certains le revendiquent, et puis ça passerait presque pour un "ornement" dans un style japonisant (voir les boros).

mardi 1 mars 2022

herbier fantaisiste

Attention, je vais encore parler du Premier Grand Confinement (comme si on n'en avait pas assez parlé et comme si mon ressenti était original !) ... Vous avez le droit de fuir si vous avez eu une overdose.


Bref, en ces temps lointains, je partis régulièrement marcher sur "ma" colline, et commençai à herboriser ... De ces jours immémoriaux, je conservai un amour, que dis-je, une passion pour les brins d'herbes. Dès lors, je ne revins jamais de balade sans quelques spécimens herbacés en main, que je pressais consciencieusement dans un presse-fleurs, puis deux presse-fleurs, puis moult livres de poids adéquat.


Les volumes s'entassant en une gracieuse pile menaçant la chute, je décidai de les ouvrir enfin ! Je voulais faire un herbier depuis longtemps, je me suis enfin mise au travail sur un de mes carnets faits main en récup (le jaune). J'ai fait une page d'intro avec une aquarelle pas très très belle, en fait (voir 1e photo) qui a ajouté encore plus de gondoles à la feuille qu'elle n'en avait déjà !


Travail, le mot n'est pas trop fort, car je me délecte à lire d'innombrables sources internetesques -une fois la variété identifiée bien sûr, ce qui peut être rapide grâce à l'appli PlantNet, comme plus long si la photo n'est pas reconnue et que je n'ai comme point de départ que "petite fleur bleue sauvage" !!


De ces potassages variés, je garde ce qui m'enchante sans aucune logique, et j'illustre et remplis ma page de dessins, collages, commentaires ... Je déguste les termes latins comme vernaculaires, je cherche la bonne couleur, je découvre les anomalies ou bizarreries de chaque plante, je croise bien souvent la mention "toxique" que j'ignorais totalement (une très bonne raison de vraiment bien se laver les mains à chaque retour de balade !), je place certains insectes-amis ...


Et surtout je vais à une vitesse de tortue ! Je passe souvent plusieurs heures uniquement en recherches et lectures sur 1 seule plante ; le remplissage de la page étant plutôt rapide ensuite. Mais peu importe ce rythme de croisière, il ne manquerait plus que de s'embêter avec des échéances pour un loisir !





lundi 6 septembre 2021

des p'tits bouquets, des gros bouquets !

Le printemps et l'été humides que nous avons eus ont été l'occasion de s'émerveiller devant toutes les plantes sauvages fleuries que nous offraient les talus et bords de route. J'ai souvent cueilli de petits bouquets sans prétention, juste pour le plaisir.

Et quand une collègue est partie à la retraite et qu'il a été décidé de lui offrir un beau gros bouquet, j'ai eu envie de tirer profit de toute cette nature généreuse autour de nous ; au lieu d'avoir recours aux fleurs exotiques poussées loin, et pas innocentes écologiquement parlant, des fleuristes.


A partir de 5 gros hortensias du jardin, j'ai organisé en rond divers végétaux cueillis à 2 pas de la maison. Ce n'est pas difficile, il suffit de garder en tête quelques principes (lus je ne sais où) : toujours un nombre impair pour les gros végétaux bien visibles ou les petits paquets de couleur ; et placer chaque nouvelle branche dans sa main en tournant, de façon à ce que petit à petit les tiges partent en biais pour former la base caractéristique d'un gros bouquet (un "cône" de fleurs en haut et l'inverse, un "cône" de tiges en bas). Pour le plaisir de l'odeur, j'ai aussi piqué quelques brins de romarin.
Ah, et aussi : éviter (comme je le fais d'habitude !) un foisonnement hétéroclite de couleurs, et choisir une palette réduite.


Cet exercice m'a vraiment plu et j'ai renouvelé à la première occasion, à chaque fois dans un camaïeu de couleurs réduit : les roses-mauve-blancs-verts et les bleus-jaunes-blancs-verts. Avec de très jolis chardons sauvages en point de mire.



mercredi 1 septembre 2021

touriste à Cholet

Visite impromptue à Cholet ... mignonne petite ville, mais qui a la fâcheuse particularité de se situer à plus de 800km de chez nous !! Si "le destin"* ne nous avait pas envoyé là-bas, c'est à peu près sûr qu'on n'y serait jamais allé !


Si donc, vous vous trouvez aux environs de Nantes avec 1 journée à consacrer à cette bourgade, elle vaut quand même le coup d'oeil - du moins sous le soleil ! De belles bâtisses bien rénovées, une envie de mettre en valeur ses ruelles piétonnes ... la balade en centre ville est plaisante.


un mur disgracieux résultant de la destruction d'un immeuble,
transfiguré par l'application de dalles "sculptées" (béton moulé) représentant toute une bibiothèque !


l'église du Sacré-Coeur de style néo-byzantin qui domine la ville

des tas de beaux immeubles hausmanniens ...

et surtout, notre petit coup de coeur, le musée de la Mode et du Textile

un musée bien modeste par son contenu et son rayonnement, mais qui fourmille de points d'intérêt ...
tout d'abord, l'architecture industrielle en brique,
avec de jolis jeux de couleurs dans les briques,
et de jolies perspectives géométriques

le jardin botanique qui l'entoure nous a beaucoup plu :
il présente les plantes tinctoriales et les plantes destinées à devenir textile

j'ai même récolté quelques graines, mais il ne faut pas le dire !

la passion des chardons !

dans le bâtiment, plusieurs parties :
une salle (sommaire) sur les "potions" tinctoriales ...

l'essentiel du bâtiment présente l'activité de blanchiment qui était en oeuvre dans cette usine

et quelques salles présentent les incontournables mouchoirs de Cholet !

réalisés dans la région (mais pas dans cette usine), leur histoire fourmille de petites anecdotes amusantes

machine à écrire ?! orgue de barbarie ?!
ceci est une machine destinée à créer les guides de tissage jacquart

une salle sur l'histoire de la mode enfantine, et un peu adultes,
car la région abrite des marques de prêt-à-porter bien connues (Catimini, Newman ...)

enfin, plusieurs salles sont destinées à des expos temporaires,
ici une expo d'oeuvres contemporaines autour du coton

j'ai bien aimé cette expo car l'art contemporain me parle, en général,
mais je dois avouer que j'ai trouvé les concepts assez fourre-tout,
et la visite guidée n'était pas très dynamique ni éclairante
(commentaire redondant par rapport aux panneaux d'affichage)

une oeuvre que j'ai trouvée bien intéressante ; une "souche" réalisée par l'artiste
avec les vêtements de son père décédé, pour illustrer ses racines
et la valeur affective de l'habit dans nos relations avec nos proches



Est-ce que cette balade vous donne envie, si vous êtes dans les environs ?!




*"Le destin" qui nous a envoyé à Cholet s'appelle en fait Parcoursup, plateforme bien connue des lycéens et leur famille qui régit leur affectation dans les études supérieures, distillant ses réponses (admis / en attente / non admis) au compte-gouttes ... ce qui fait qu'au 20 juillet, clôture du site faite depuis 1 semaine (avec comme résultat "études à Cholet" depuis 3 semaines), nous avons eu droit à un scoop puisqu'elle était désormais prise dans une ville beaucoup plus proche de nous ! Vous découvrirez sûrement cette ville prochainement puisque nous l'avons bien aimée aussi !


mardi 30 mars 2021

100 jours créatifs #3 : le retour de l'ail des ours (cake et pâtes maison)

Je continue à tenter de ménager chaque jour une "fenêtre" créative, même lorsque les contraintes logistiques priment !

Pour le plus grand plaisir de la famille (ou pas ... le cher et tendre n'est pas forcément de cet avis !), l'arrivée du printemps signifie le retour de la cuisine sauvage et en particulier des expérimentations à l'ail des ours !


Tout d'abord une recette qui a un fort potentiel pour faire l'unanimité : la pasta ! Grâce à la machine à pâte reçue à Noël, on a fait de jolis (ou moins jolis si l'embout se bouche un peu) rigatoni verts, en mettant dans la pâte des feuilles d'ail des ours hâchées finement. Une fois les pâtes cuites, le goût d'ail n'est pas trop fort mais la couleur reste bien marquée.


Ensuite, je me suis fait mon petit régal personnel avec un cake salé à l'ail des ours (à partir d'une recette de cake au persil, en remplaçant une herbe par une autre). Je l'ai accompagné, dans ma boite quotidienne ci-dessus, d'une salade de crudités et d'une belle cuillerée de houmous.
 

Des expérimentations culinaires qui, tout en correspondant à des nécessités physiologiques quotidiennes, sont l'occasion de créer différemment (et de laisser un "léger" fumet aillé dans toute la maison !)

vendredi 8 mai 2020

potager confiné

Comme chez nombre de campagnards ou personne pourvue de jardin, ce printemps si particulier a réveillé des velléités de jardinage ! Chez nous, c'est le grand fiston de 15 ans qui, 2 jours après l'annonce du confinement, a déclaré qu'il était temps de réactiver le potager un peu négligé les dernières années - car beaucoup d'énergie passée dessus et peu de rendement ... Il a donc gratté dans mon stock de graines plus ou moins vieilles et fait ses semis. En bon néophyte, il n'a pas jugé bon d'étiqueter les pots, pensant que la famille cucurbitacée était un point de repère suffisant pour toute une série de pots ! Nous nous retrouvons donc avec pléthore de cucurbita-trucs variés, non identifiés !

Ensuite, nous avons préparé en famille la zone d'accueil pour toutes ces futures plantes : nous avons eu recours aux planches issues de la réfection du toit de l'année dernière, stockées jusque là telles un mikado géant sur la pelouse (magnifique décor !). La plate-bande ci-dessous à gauche existait plus ou moins, nous l'avons juste encadrée plus proprement ; et retravaillé la terre des zones enherbées.

Une deuxième plate-bande (au centre ci-dessous) a été créée, et remplie en vidant intégralement le composteur dedans ! Le dessus du compost, peu décomposé donc, est allé au fond, mêlé à des bouts de carton et petits branchages pour faire du volume, puis on a fini dessus avec le fond du composteur. Le tout a attendu quelques semaines, c'était plutôt mieux comme ça, ça laissait le temps aux bestioles de retourner au fond du tas !

Enfin, quelques transplantations de semis plus tard, et mise en terre chaotique (une grosse majorité des plants de cucurbita-trucs n'a pas survécu), après achat de quelques plants, nous avons quand même un joli potager qui mérite de rester dans nos annales - d'où ces photos !



Cette vue générale, et les détails qui suivront, me permet de prendre conscience à quel point un potager aussi est à l'image de ses propriétaires ! 
Le nôtre est 
-98% récup ; 
-un peu cadré mais également désordonné à l'intérieur car élaboré au fil du temps et des envies ; 
-98% écolo (les 2% restant, c'est les qq graines d'anti-limaces autour des seules salades ...) ; 
-pensé pour économiser le "ménage"/désherbage ensuite (on peut toujours rêver !) ; 
-à base d'astuces traditionnelles et d'échanges avec les uns et les autres ; 
-utilitaire mais faisant aussi une petite part à l'esthétique (selon nos critères tout personnels, vous verrez !!) ...


Dans la plate-bande flambant "neuve", des pieds de tomate au centre, et des cucurbita-trucs autour, entrecoupés de salades qui seront grandes et mangées bien avant le développement des autres grandes plantes. Un pot de plastique contient des boutures d'arums reçus de la voisine, les pieds au frais sur cette banquette qu'on arrose régulièrement en ce moment.


Au pied du tronc du romarin, des trucs et bidules que d'aucun aurait jeté au rebut : les trésors des "fouilles archéologiques" des enfants ! Restes de carrelage décoré à l'ancienne, partie "bol" d'une ancienne louche, fond de pot troué de trous évoquant un visage ... Notre musée des horreurs à nous, hihi !


Les repousses d'estragon abritent une fleur de métal fabriquée par un ami (et qui servira de tuteur quand les branches d'estragon deviendront hors de contrôle) ... J'aime les aromatiques vivaces dont on n'a pas à s'occuper et dont on peut chaque année reprendre des rejets à distribuer aux amis et collègues !


Un pot décoré par le fiston et malencontreusement cassé a repris du service avec quelques écritures. J'ai délimité les diverses aromatiques par des petits "chemins" de terre cuite cassée et les coquilles St Jacques délaissées après les repas de fêtes ! Je ne les ai même pas nettoyées après leur usage culinaire (mission impossible quand le contenu est gratiné et coincé dans le creux) mais juste laissées dehors dans un coin : les bébêtes s'en sont chargées pour moi.


Entre deux plants "officiels", voici mes "culs de poireaux" ! Ceci est un essai inspiré de pratiques croisées sur le net, à voir ... il semble que le trognon de poireau maintenu humide (dans l'eau, mais moi je les ai mis en terre et ils seront arrosés avec le reste du potager) puisse repousser un peu du centre : c'est toujours bon à prendre même si on ne compte pas dessus pour se nourrir entièrement ! 


Cette année, je tente le paillage puissance mille au pied des tomates. Je ne pratiquais pas faute de matière disponible, mais je me suis dit cette année que, tant qu'à y passer de l'énergie, autant que ça paye vraiment. L'année dernière j'ai été impressionnée de la vigueur des pieds de tomate (parfaitement bios) de mon voisin qui avait paillé avec quasiment 20cm d'épaisseur de tonte ! Partis 15 jours en pleine canicule, l'arrosage de leur potager était à peu près inutile. 
Nous, n'avons pas beaucoup de tonte car notre tondeuse fait du mulch (j'ai récupéré quelques "paquets" séchés au sol au râteau), mais avec les enfants nous avons repéré une parcelle de coupe en forêt, et récupéré dans de grands sacs les écorces qui avaient été broyées sur place. Nous avons fait des aller-retour sacs au dos (sous le regard interrogateur des voisins nous voyant passer !) et il en faudrait encore ! Affaire à poursuivre donc.


Le composteur ayant été vidé, nous nous sommes rendus à l'évidence : ce bac en plastique acheté il y a 15 ans était hors service (plastique plié et cassé par endroit). Nos 3 garçons se sont emparé du projet : ils ont débroussaillé un coin envahi de ronces et de cerisiers sauvages, aplani le sol, charrié de grosses pierres, et monté ces 2 murets contre le mur mitoyen avec le pré voisin. Notre compost est désormais un vulgaire tas à l'ancienne, mais je ne suis pas une dingue des techniques de pointe du compostage : pour moi, c'est avant tout un plan B par rapport aux poubelles, et si au bout de quelques années on peut aussi piocher dedans tant mieux, mais je ne compte pas dessus. A droite du muret (celui du centre de la photo), je balance cendres du poêle et crottin des poneys voisins glané au fil des semaines, je laisse sécher et j'utiliserai le tout selon les besoins ...


Paillage maximal aussi sous les framboisiers : après avoir étalé une couche de crottin, on a récupéré les feuilles séchées sous nos buissons, ça fait une belle couverture ! Les framboisiers sont 100% récup : une collègue m'a donné quelques pieds il y a 10 ans, et chaque année je dégage de l'espace en bout de ligne pour laisser les rejets grignoter de la place peu à peu ... patience et longueur de temps ...


Une arrivée de cette hiver : les petits bouts de saule (chutes tombées au sol lors de l'atelier vannerie auquel j'ai participé), plantés dans un coin, ont repris, et d'ici quelques années, j'aurai sous la main ma matière première de vannerie !


 Les pêchers donnés par des voisins, se portent pas trop mal grâce à l'astuce d'une autre voisine ; les coquilles d'oeufs suspendues dans un filet évitent vraiment la cloque.


Patience patience ... c'est tellement vrai pour cette sauge plantée il y a 14 ans et qui fait des fleurs pour la 1e année !! 


Pour finir, une verveine bouturée par mon papa voisine avec des coquelicots venus tout seuls s'installer au pied du mur de la maison que nous négligeons toujours de désherber ... finalement, ces fleurs de rien sont un vrai bonheur !

vendredi 20 mars 2020

miameries végétales

Aujourd'hui, pas de couture, pas de vannerie, pas de papier recyclé ... mais un retour sur des expériences culinaires en lien avec des réflexions écologiques ...

(comme le précédent, cet article était prévu avant l'arrivée des événements actuels, du coup, je reconnais bien volontiers que certains soucis écologiques, en ce moment, peuvent avoir un côté non prioritaires ... mais bon, cela reste des pensées "de fond" !)

Depuis quelques temps, je me penchais sur la question du lait. Je ne suis pas forcément convaincue par le discours méfiant sur le lait de vache avec l'argument "c'est pour les veaux, pas pour les humains"... Par ailleurs, à notre connaissance actuellement, aucun des membres de la famille ne présente de signes d'intolérance au lait...

En revanche, ce qui m'interpelle, ce sont les 2 points suivants (libres à vous de les partager ou pas, d'ailleurs, j'explique seulement mon cheminement) :
-le conditionnement : on jette tant d'emballages lorsqu'on boit du lait du commerce traditionnel ! Dans mon coin, il n'y a pas de petite ferme où je pourrais aller bucoliquement avec mes berthes chercher mon lait ... Le lait, c'est donc une brique en carton ou une bouteille en plastique (avec on ne sait pas exactement quoi dedans en plus, en terme de qualité ...). Certes, c'est prétendument recyclable, mais on sait bien que le meilleur emballage est celui qui n'existe pas (pas d'énergie ni de ressources consommées pour le produire ni pour le détruire ou transformer)
-les conditions modernes (je souligne volontairement) de l'élevage ... Je ne rentrerai pas dans les détails, chacun peut s'informer s'il le souhaite. Boire du lait de vache, donc, pourquoi pas, mais du lait produit comme ça ?? Pas sûr du tout que l'argument santé  (le sacro-saint calcium) suffise à s'y retrouver ...

Alors je me renseigne un peu sur les alternatives. 
Et j'ai trouvé une sorte de "solution parfaite", mais je précise tout de suite que ce n'est pas devenu mon unique mode de fonctionnement pour autant, car il y a un aspect logistique qui reste un petit peu contraignant à gérer.
Cette "solution" (à mes yeux, dans l'état actuel de ma réflexion), c'est le lait végétal fait maison.
Franchement c'est :
-ultra simple à faire
-vraiment économique
-relativement rapide à mettre en oeuvre

On trouve plein de recettes de laits végétaux, je fais principalement du lait d'avoine, et un peu de lait de noisette, ou amande. Vendus en vrac, les flocons d'avoine coûtent littéralement une bouchée de pain, quant aux noisettes elles sont plus chères (en bio), mais j'en utilise moins.
Et puis surtout, il n'y a aucun gâchis ! Je m'amuse à trouver plein de solutions pour valoriser le résidu "sec" (pâte très épaisse de la céréale ou graine mixée, nommée okara) de l'avoine ou des noisettes.

En voici quelques unes :


- l'okara d'avoine va dans le pain, en remplacement d'une partie de la farine, ou dans les gâteaux, cakes, cookies, pâtes à tarte, autres pâtisseries utilisant de la farine ...

- l'okara de noisette peut s'utiliser de même, mais aussi sert à faire une pâte à tartiner ! Une recette minimaliste et finalement plutôt saine (noisette, miel, poudre de cacao amer, éventuellement un peu d'huile neutre pour allonger) : la pâte à tartiner au petit déj peut devenir, en quantité raisonnable, un incontournable intéressant puisque les graines oléagineuses représentent un apport vraiment utile à l'alimentation. Et en fait, on peut utiliser cet okara de noisette partout où est demandée de la poudre (de noisette, d'amande ...), car il est très sec.

Cet ensemble de recettes-"solutions" est donc satisfaisant sur bien des points, mais je ne cache pas que la préparation des (nombreux chez nous) litres de lait végétal prend un petit temps, et je reconnais mes limites ; nous continuons d'avoir une petite réserve de lait industriel (vache ou végétal) pour les matins où il n'y a pas de lait maison d'avance.
Je ne cache pas non plus que tous les membres de la famille ne sont pas extatiques devant l'impact concret de mes réflexions ! Je leur explique pourquoi expérimenter dans ce sens me tient à coeur, et j'aménage les choses pour que chacun puisse avoir une alimentation qui lui plaise quand même (exemple : le lait de noisette qui plait davantage à certains n'existerait pas s'il ne tenait qu'à moi car plus cher !)


Et vous, le thème de l'alimentation est-il un sujet qui vous intéresse ? Qu'est-ce que vous avez modifié  dans votre "routine alimentaire" au fil des années, de vos expériences et réflexions ?
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