lundi 3 mai 2021

cuisine sauvage : les aspergettes

Ornithogalum pyrenaicum. Joli petit nom, hein ? Et facile à retenir, en plus ! Sinon, on peut dire simplement ornithogale des Pyrénées, ou encore pour le profane : aspergette. Ces petites pousses toute tendres se cueillent mi-mai (du moins c'était la date à laquelle nous les avions trouvées en 2020, notre première sortie familiale post-confinement à des distances aussi folles qu'une dizaine de kilomètres de chez nous !).

Pour identifier la plante, qui se reconnait quand même bien facilement, on cherche une tige toute droite, avec quelques insignifiantes feuilles longues et fines au pied. Et en haut de la tige (qui peut faire 80cm), un épi plus ou moins ouvert selon le stade de maturité.



Il est conseillé de cueillir l'épi tout jeune, avant l'apparition des fleurs écloses qu'on peut voir ci-dessus - mais nous avons trouvé que même avec quelques fleurs, les épis sont tout à fait mangeables (pas plus durs que ça !)


On ne garde que la cîme des tiges (dont l'épi) soit environ une douzaine de centimètres, mais à la cueillette, on perçoit comme la tige se casse volontiers à cette hauteur-là ; alors qu'un peu plus bas, où la plante est plus coriace, on peine à casser la tige. Cela se fait donc naturellement.


On les plonge quelques minutes dans une eau bouillante un peu salée : comme des haricots verts - dont elles ont un peu le goût, avec une pointe (très très légère) d'âcreté en plus.


J'ai combiné plusieurs recettes trouvées sur internet pour concocter une délicieuse assiette de printemps : aspergettes, pâtes complètes, tomates séchées, sésame et levure de bière ... un délice !


On peut aussi de façon classique les accomoder en omelette ou en quiche.

Bonne cueillette !




vendredi 30 avril 2021

céramique : des bols, des bols, des bols !

 

"Malheureusement", pour s'entrainer au travail du tour, il n'y a pas 36 moyens : il faut faire des bols ! J'aimerais bien passer à la taille au-dessus, mais la quantité de terre à travailler est tout un défi, donc pour l'instant j'en suis à faire des séries de bols !! J'aime bien le processus, j'aime bien le résultat, mais j'avoue que mes placards vont vite être envahis ... !

Bref, en voici déjà une paire que j'aime vraiment beaucoup : même s'ils ne sont malheureusement pas de même taille pour former un vrai duo, leur forme conique reste similaire (et bien régulière, youpi, j'ai réussi !), et l'émaillage est fait de la même façon. Un extérieur cobalt (ma couleur préférée parmi celles de l'atelier !) et l'intérieur ... vert céladon à gauche, et ce qui aurait dû être un rouge franc à droite (mais qui a viré au rose)


Dans le plus grand bol, céladon à l'intérieur, j'ai fait une expérience ; vue sur internet. Déposer quelques perles de verre (les petites perles de rocaille utilisées pour faire des bijoux), qui vont fondre et apporter une couleur, une texture particulière. Ici, j'avais déposé des perles vertes !!! Incroyable mais vrai, cela a produit une alchimie imprévue avec cette teinte "vieux sang coagulé" ! Je ne peux pas dire que j'aurais rêvé de ça, mais ma foi, c'est un test !


Par contre, j'aime beaucoup les coulures de bleu cobalt vers l'intérieur ... plutôt voulues d'ailleurs, faut pas croire que tout n'est que ratés non maitrisés !


Passons à une autre famille disparate :


Le premier a une forme que j'aime vraiment bien. J'ai voulu essayer là encore d'émailler dedans et dehors différemment. L'intérieur est en bleu cobalt. L'extérieur a eu une couche de cobalt d'abord, puis une couche de bleu différent, qui seul granule beaucoup et est peu agréable au toucher : ici, en surcouche, il apporte du grain, des reflets métalliques (difficiles à capturer en photo) et des variations de texture intéressantes. Cet émail bleu, utilisé seul, est visible dans ce premier article, le cache-pot qui fait des vaguelettes en haut (totalement différent donc !).


Le suivant n'avait pas une forme très très intéressante, mais régulière quand même, ce qui est une prouesse déjà à mon stade, haha ! J'ai testé de coller dessus des pièces texturées (puis découpées à la forme) par des feuilles de sauge. J'ai choisi d'émailler différemment les 2 parties (corps et décor), mais le résultat n'est pas foufou...


Un autre dont le concept me semblait plaisant, mais qui est sorti assez grossier ... Sur un émail blanc, j'ai tracé des motifs à l'oxyde de fer, déposé au pinceau. Les motifs étaient assez fins au départ, mais sont devenus un peu "pâteux" à mon goût après cuisson ... à retenir, ne pas tenter des motifs trop fins !


Egalement, comme j'avais émaillé différemment l'intérieur et l'extérieur, plus la couleur de l'oxyde de fer qui est passé de noir (pas cuit) à marron (cuit), ça donne un assemblage de couleurs dont je ne raffole pas, dans l'idéal ... mais je trouve un petit air "artisanat savoyard" à ce bol, allez savoir pourquoi !


Et puis sous le soleil, tous les bols sont jolis, de toutes façons !
Voici toute la famille ... plus un petit intrus qui sera présenté un autre jour :




mardi 27 avril 2021

boutons en céramique

 

Le titre de cet article n'étant guère mystérieux, je n'ai que peu à ajouter aux photos qui suivent !

Dans mes expérimentations récentes en céramique, j'ai eu envie de réaliser des accessoires de petite taille, ayant une possible utilisation concrète (parce que des bols ratés utilisés en cache-pots pour micro-plantes, je commence à en avoir suffisamment !!!)


Pourquoi de petite taille ? car, il ne faut pas se mentir, la poterie reste une activité un peu coûteuse si l'on n'a pas l'opportunité de prendre des cours collectifs subventionnés (c'est dit !). Bien que le plus coûteux dans mon cas ne soit pas tant le poids de la terre (qui est décompté à la fin d'une production) que les heures de présence et le guidage du "maitre potier" !

Je rêve donc d'avoir accès à des cours collectifs (mais bon, en ce moment, tout le monde rêve d'avoir accès à quelque cours collectif que ce soit, hein !). Mais j'apprécie quand même énormément d'avoir pu découvrir l'activité via cette formule de "stage" individuel directement à l'atelier !!


Revenons-en à nos moutons boutons ! Grâce à de vulgaires tubes de PVC de diverses tailles utilisés comme emporte-pièces, j'ai pu réaliser des ronds bien ronds, taillés dans des plaques de terre préalablement texturées grâce à diverses babioles qui trainaient à l'atelier. La difficulté restant à placer les trous du boutons de façon symétrique.


La texture d'arabesques ci-dessus à été obtenue en passant sur la plaque de terre une grosse perle métallique ornementée.
Les motifs ci-dessous (qui me font penser au relief trouvable sur les boutons métalliques des jeans) ont été faits en imprimant un petit bouton de tiroir métallique ancien dont la surface était en relief.


Quant à l'étape émaillage, c'était curieusement plus difficile que sur une grosse pièce. En effet, toute pièce doit comporter un "envers" non émaillé qui reposera sur la plaque du four. On protège cette zone avec une réserve à la cire. Pour les boutons, il s'agissait de protéger suffisamment, mais sans déborder, sous peine de se retrouver avec un bouton à la surface trop irrégulièrement émaillée (visible ci-dessus, première ligne tout au bout à droite).


Et puis l'émail reste un mystère perpétuel ; tels les boutons ci-dessus qui auraient dû être franchement rouges !


Prochain défi couture (oui, oui, je ne me trompe pas de mot !) : coudre une pièce qui permettra l'utilisation et la mise en valeur d'une de ces familles de boutons !

vendredi 23 avril 2021

100 jours créatifs #7 : le top Areli brodé

Sans plus attendre donc, voici la fameuse broderie utilisée : 



Comme j'avais brodé sans aucune anticipation d'usage de la broderie, mon morceau de tissu n'était pas immense, même si j'avais placé le motif plus ou moins au milieu, me permettant de tourner un peu autour.


En feuilletant mes patrons, je suis tombée sur Areli de République du Chiffon qui comportait LA pièce idéale pour une broderie (d'ailleurs, dans les commentaires de la créatrice sur son patron, apparait bel et bien l'idée que ce plastron puisse être brodé).


Il ne restait plus qu'à trouver le tissu principal ! Ce mini-coupon vert anis, dégoté une fois de plus dans le bac à chutes de Mondial Tissus pour quelque chose comme 3€, m'a semblé la couleur idéale pour ne pas faire trop gnangnan avec la broderie (si j'avais voulu être raccord avec les couleurs employées dans les fleurettes brodées, ça m'aurait mené vers des roses ou des mauves, dans une tonalité romantique pas forcément à mon goût).


Le problème étant que, comme toute chute qui se respecte, celle-ci était vraiment riquiqui : j'ai donc dû modifier les pièces devant et dos de la blouse (les rendant plus étroites : j'ai donc créé la fente de côté visible ci-dessus pour pouvoir passer les hanches !)
De même, manquant de largeur dès le haut de la pièce, je n'ai pas pu faire tous les plis poitrine. J'ai choisi de garder uniquement le pli le plus près de l'aisselle (visible ci-dessus) ce qui était un peu une erreur, cela donne un effet "boite" à l'ensemble. Il aurait mieux valu que je garde le pli proposé tout près du plastron, plus proche visuellement d'une pince poitrine.


Malgré ces aménagements imparfaits, le résultat me plait bien. Comme prévu dans le patron, j'ai ajouté un (faux) passepoil entre le haut et le bas, que j'ai même pu couper dans le reste de tissu autour de la broderie !


Bref, j'ai à la fois utilisé joliment (à mon goût) la broderie, et testé ce patron qui me faisait envie depuis bien longtemps, je suis très contente !

Quant au patron lui-même, d'ailleurs, il propose un montage de façon à avoir un intérieur très propre, sans coutures visibles : pas très intuitif, mais fort bien expliqué, et au rendu impeccable. Je n'avais pas assez de coton vert anis pour faire la doublure du haut de la même couleur, mais une autre chute bleu pâle m'a paru adaptée.


Je n'espère plus qu'une chose : que la chaleur arrive enfin pour pouvoir porter ce haut !!

lundi 19 avril 2021

100 jours créatifs #6 : le défi broderie

Je ne brode pas beaucoup comme vous savez si vous suivez ce blog, j'aime bien les choses qui donnent vite un résultat, haha ! Et puis l'idée de pondre une broderie à afficher au mur ne me convainc pas des masses ... Mais à chaque fois que Julie propose un défi broderie, je me laisse tenter (comme ici ou ) !

Cette fois-ci, je me suis même tellement laissée tenter que j'avais terminé avant que le défi collectif ne démarre vraiment !

J'ai mis une semaine à la faire, en brodant environ 1 petite heure chaque soir ... voici les étapes, c'est magique !







Et le motif terminé, qui forme un cercle d'environ 12cm :


Il y a beaucoup d'irrégularités, car à chaque changement de motif et de point, il me fallait un peu d'adaptation (quelqu'un de maniaque aurait fait un petit entrainement sur un brouillon mais ... je ne suis pas maniaque !). En plus, j'ai choisi les couleurs au fur et à mesure en "piochant" dans ma boite, sans trop réfléchir, et les épaisseurs de fil ne sont pas toutes les mêmes ! Mais je trouve quand même le résultat bien sympathique.

Et ce résultat, après quelques jours d'hésitation, a trouvé un usage que vous verrez très bientôt !








 

jeudi 15 avril 2021

100 jours créatifs #5 : dessins et collages

 

Allez, c'est reparti pour une fournée de bidouilles en 2D, dans mon carnet d'expérimentations (ou ailleurs). Beaucoup de rose ... je ne sais pas trop comment et pourquoi car c'est loin d'être ma couleur favorite ! L'effet printemps, fleurettes, tout ça ?!

Photo moche à l'appui (ci-dessous), voilà tout d'abord quelques croquis de salle d'attente de médecin, à partir de photos familiales de mon téléphone ... et une transformation d'une impression précédente à la gelli plate, de coeurs en radis (coeurs visibles là-bas) ; avec quelques coups de crayons et du collage :


Une petite série imprévue, au fil des occasions, de défis "draw this in your style" (dessine dans ton style) :


peinture acrylique sur fond acrylique traité à la gelli plate / feutres Posca
d'après :





Maggie Cole


collage de papier kraft (enveloppe récup !), encre de Chine, feutres Pitt Faber-Castell, feutre Posca,
sur fond acrylique à la gelli plate
d'après :


Isabela Savas


collage de page de roman chinois, encre de Chine, feutres Pitt Faber-Castell,
d'après :


Laÿla Nahas

D'autres coeurs faits à la gelli plate et peinture acrylique, eux aussi ratés ou du moins peu intéressants, sont devenus cette fois ... des fraises ! On reste dans les produits de saison ! Collage, feutres Posca.


Et enfin, à nouveau une courte série, incursion dans une autre technique ; le papier finement ajouré au cutter : pas facile avec l'épaisseur papier + moult couches de peinture acrylique (des 2 côtés) mais j'aime beaucoup le résultat !


ici les morceaux découpés ont été recollés pour prolonger l'effet !


la page de gauche est celle que j'ai travaillé en premier (et dont les morceaux enlevés sont allés se coller derrière, soit sur la photo ci-dessus !)
puis j'ai découpé la page de droite ... 
les "traits" évidés sont loin d'être parfaits, mais j'aime bien le concept !


et voici, ci-dessus à gauche, l'effet de la page "oiseaux découpés" vue depuis l'autre côté !
Page suivie d'une autre remplie de petits motifs plus ou moins figuratifs ...


Et pour finir sur des choses un peu différentes, j'ai utilisé des rebuts découpés dans des feuilles peintes à la gelli plate pour faire des "patchwork" collés, avec collages supplémentaires (carte du haut) ou rehaut au feutre (carte du bas).




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