mercredi 20 mars 2019

[Livre] J'ose créer

Cela fait plusieurs semaines que je dois vous présenter ce livre reçu des éditions Eyrolles : J'ose créer. Ce délai n'est pas dû à de la négligence de ma part, mais au contraire, ce livre est si riche que je voulais absolument avoir eu le temps de le lire en profondeur pour en faire un retour complet.


Il existe peut-être d'autres livres sur le même sujet, mais pour ma part je n'en connais pas : il est unique, comme l'est d'une certaine façon la trajectoire de son autrice ! Marie Boudon a commencé l'aquarelle en amateur car elle s'ennuyait dans son travail de scientifique. La passion ayant pris le dessus sur tout le reste, elle a étudié la chose nuit et jour jusqu'à en arriver à réunir tant de connaissances et d'expériences sur le sujet qu'elle en a fait son métier. Elle a déjà écrit un autre livre sur les fleurs à l'aquarelle.

Ici, elle livre davantage des réflexions sur comment débuter ou approfondir sa pratique artistique. Tous les arts s'y retrouvent : photographie, peinture, musique ... Il s'agit en effet davantage d'apprendre à écouter notre besoin de créer, que de devenir des techniciens accomplis dans un domaine (on trouvera aisément les conseils pour chaque discipline ailleurs).


Tout dans ce livre m'a parlé ; certaines citations proposées ont même des résonances dans d'autres aspects de la vie au-delà de la création artistique (car écouter notre profond besoin de créer, c'est aussi écouter ce que nous sommes et là où nous désirons aller de manière plus large). Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, car l'autrice a recours à des conseils qui relèvent davantage du coaching en développement personnel.


J'ai apprécié dans ce livre le découpage méthodique des chapitres : on commence par "apprendre à se connaitre", puis on explore les conditions extérieures propices à la création, et enfin on passe par les étapes plus classiques de l'inspiration et de l'entrainement jusqu'à réussir à trouver son identité d'artiste, pour peut-être enfin atteindre la reconnaissance. Les chapitres comportent un peu de "théorie" toujours entrecoupée des expériences de l'autrice (d'autant plus parlantes qu'elles s'accompagnent d'illustrations des étapes de son évolution : essais ratés ou petits secrets méthodologiques). Les citations d'artistes reconnues sont extrêmement riches également. 
Ainsi j'ai aimé cette petite phrase se Woody Allen : "80% du succès consiste à être au rendez-vous" ...


Le livre contient aussi de longues interviews d'artistes de divers domaines, toujours enrichissantes ... On apprend d'eux la nécessité de produire en quantité (Josie Lewis), la richesse des contraintes (PV Nova), les petits secrets pour avoir une routine créative réellement productive (Pacco) ...


Chaque chapitre est émaillé de petits défis concrets pour progresser ... J'ai suivi certains d'entre eux (mais je compte bien revenir sur d'autres dès que le temps sera propice) :

-la "mind map" ou carte mentale, que j'ai utilisée pour mieux discerner "mon" style ...


-la planche de recherche pour étudier divers aspects d'un sujet : j'en ai fait deux ! Une sur la cathédrale St Basile de Moscou qui me fascine depuis longtemps, et une plus improvisée à partir d'une photo qui m'avait plu de Charles Fréger (si intrigante que je suis allée chercher des infos supplémentaires, qui sont ensuite apparues sur ma page)




-l'observation de son environnement comme point de départ à une réalisation : un découpage en positif/négatif, collé sur papier teinté à la plaque de gel - à partir d'une photo des bâtiments reflétés sur la Saône



-la contrainte "bleu" : j'ai réalisé un fond à l'acrylique en étalant sans trop de soin divers tons de bleu/violet, dans un mouvement circulaire. Avant que la peinture sèche, j'ai griffé les couleurs du centre vers l'extérieur avec un bâtonnet de bois. Puis j'ai tracé de grandes lettres au marqueur, issues des paroles de la chanson Summertime, réhaussées de feutre fin blanc. Et j'aime beaucoup le résultat !


En conclusion, voilà un livre que je n'ai pas fini de lire et relire, d'explorer, d'exploiter ... Il m'a déjà appris énormément de choses sur mon "style", sur ce que j'aime et ce que je veux continuer à faire !


dimanche 3 mars 2019

tunique patch

Après le dernier plaid en patchwork, difficile de s'arrêter ! La machine à coudre étant (plus ou moins) accessible, c'est-à-dire pas encore ensevelie sous les innombrables accrocs à réparer du quotidien, j'en ai profité pour me lancer dans un projet déjà ancien.


J'avais vu des photos de tuniques réalisées en "collage" de tissus depuis longtemps, et à Noël 2017 j'avais justement reçu une série de morceaux de tissus dans une dominante de bleus ... tout était là !


Pour le patron, je suis partie de mon habituel patron japonais à tout faire (la robe D du livre Stylish Dress Book 1), dont j'ai modifié les manches (allongées et amincies), le décolleté (un peu moins large, un peu plus creusé), et bien sûr la longueur globale.


Ensuite, j'ai coupé dos et devant en 3 ou 4 morceaux (pas plus, contrairement aux apparences finales). Puis j'ai réalisé chaque morceau en assemblant les petits coupons comme ils venaient et retaillant à la forme souhaitée ; avant d'assembler les fameux 3 ou 4 morceaux.


Au total, il n'y a donc pas que des petits coupons, il y a aussi une ancienne chemise d'homme (les carreaux en haut à gauche sur le devant, photo ci-dessus), un reste de ma robe Belladone, ainsi qu'un reste de mon sac en shweshwe.


Les textures sont un peu différentes d'un tissu à l'autre ; la majorité sont des tissus coton (et je n'ai eu aucun souci de gondolage ou décalage après le premier lavage) mais LE coupon en synthétique me gratte affreusement à la zone de couture ! Bon, tant pis, je fais avec !! C'est d'autant plus bizarre, cela dit, que lorsqu'on passe le doigt sur le bord du tissu, on ne sent rien de spécial (faut croire que je suis la princesse au petit pois au niveau du biceps !!).


A nouveau, je suis ravie de ma tunique sortie de rien ! (mais il faudrait que je psychanalyse tout ça : pourquoi, alors que j'ai encore un stock de tissus neufs conséquents, jubilé-je davantage lorsque je coud un truc sorti des chutes ??!)

jeudi 28 février 2019

muffins au faux-chocolat

Ca a la couleur du chocolat, ça en a presque le goût ... mais ça ne comporte pas de chocolat !!


(bon, mais pourquoi autant d'énergie passée à éviter le chocolat, me direz-vous ? la réponse est : un allergique au chocolat à la maison ! Chose un peu rare visiblement, mais indéniable ici) C'est handicapant à beaucoup d'occasions, surtout pour les fêtes comme Noël ou Pâques, mais on survit quand même, bien sûr !

Bref, quand j'ai réalisé que je n'avais toujours pas ouvert ce paquet de farine de caroube ramené du Portugal l'année dernière (alors que j'y retourne sous peu !), j'ai fait une tambouille pour l'utiliser, et le résultat est vraiment bon !
J'ai su, depuis ma découverte de cette denrée en Algarve (sud du Portugal), que la farine de caroube si répandue là-bas se trouve ici aussi, en fait (magasins bio). Par contre j'ai cherché désespérément sur internet la recette de ces gâteaux portugais si merveilleux à la caroube, à la figue, à l'amande et au chocolat ...

Revenons à nos moutons : la recette toute simple des muffins (à faire en version gros cake aussi) à la caroube et à la coco. C'est tout bêtement une variation sur la recette du gâteau au yaourt, ma recette ultime pour les goûters de tous les jours !

2 oeufs
1 yaourt
1/2 pot de yaourt d'huile végétale
1 pot 1/2 de sucre
1 pot de coco râpée
1 pot de farine de caroube
1 pot de farine de blé traditionnelle
1/2 càc de bicarbonate de sodium (le remplaçant "naturel" de la levure chimique)

En petits moules, cela cuit en 20 minutes à 180° !

Alors, la caroube, vous connaissiez ou pas ?

jeudi 14 février 2019

le plaid de Camille

Retour de la couture !!

De petites heures disponibles, un nouveau neveu tout neuf sorti de l'oeuf, le numéro 19 de la famille (... hein ?!!) ... bref, j'ai cousu !

Et comme ma panière à chutes déborde, c'est aussi un ouvrage anti-chutes !
Et comme j'adore le crazy patchwork, je me suis fait un devoir de crazy-patcher aux couleurs de l'arc-en-ciel.


Ses frères avaient eu chacun le sien, le nouveau venu ne pouvait échapper au plaid ; tapis de jeu, bout de tissu à tout faire, cabane, doudou à trainer ...

Le résultat est super lumineux (même si j'ai bien lutté pour trouver assez de chutes de couleur turquoise ou orange dans l'ensemble du tas monstrueux de chutes !)

Chaque carré est cousu selon la méthode du crazy patch sur un carré de tissu moche, que je garde à cet effet lorsque je couds des brouillons (un tuto ici). Du coup, je n'ai pas mis de triplure molletonnée au milieu de l'ouvrage fini, car ce plaid n'est pas destiné à servir de tapis de jeu uniquement ; il sera baladé un peu partout et n'a pas besoin d'être fortement rembourré. Il comporte déjà 3 épaisseurs de tissus minimum, selon les endroits (chevauchements possibles entre les chutes cousues) donc le résultat final se tient bien.


Les deux plaids précédents comportaient un tissu de doublure un peu travaillé : broderies personnalisées et ajout de carrés en patchwork. Pour celui-ci, j'ai choisi un détail différent : le "bébé" arc-en-ciel de rubans dans un petit coin. A tripoter sans modération par des doigts de minus !


La doublure est faite d'un tissu un peu enfantin, à gros véhicules comme dessinés à grands coups de pinceau.


Vivement le prochain bébé dans les parages ! (on peut cependant supposer que le rythme devrait quand même commencer à ralentir, chacun étant bien occupé avec tous ses mioches déjà !)


Et parce que l'arcencielite ne vous quitte pas si facilement, même les chutes-de-chutes ont leur heure de gloire sur la photo !


A bientôt pour de nouveaux projets cousus, à nouveau en patchwork, à nouveau en chutes !

mardi 15 janvier 2019

mains fleuries

Pendant plusieurs années, je ne savais pas ce que voulait dire le manque d'inspiration, j'avais toujours un milliard d'idées en attente ; je faisais le ménage, la vaisselle et la bouffe en pensant aux prochaines 2 minutes de libres que j'aurais pour avancer sur tel ou tel projet ... Puis je suis devenue plus flemmarde peut-être (j'ai vieilli ?!) et j'ai parfois remplacé le temps à créer par du glandouillage ; et l'inspiration est un peu partie ...


Du coup, quand une idée -aussi bizarre soit-elle- se présente, je la saisis ! J'ai eu en tête ces dessins mains/fleurs, avec un contraste noir et blanc et couleurs ; sans trop savoir quel était l'intérêt de la chose. Mais ma foi, j'ai suivi l'idée, et puis je trouve finalement assez amusant le rapport entre la posture de la main et les fleurs (j'y vois certaines correspondances, alors que ça n'a pas été tellement réfléchi sur le moment)

encre de Chine, appliquée en partie au couteau à peindre (faute de meilleur ustensile ce jour-là !)
crayons aquarellables

la renoncule, ma fleur préférée en vrai, mais fort difficile à rendre !
et vous, quelle est votre fleur préférée ??

en faisant des recherches de photos, j'ai découvert qu'il existe des fuschias de toutes les couleurs !
vous saviez ça ?!


J'aime énormément le concept de série, mais souvent je n'ai plus envie d'aller au bout du projet proposé car je me lasse ! (Je suis vraiment l'archétype de "l'artiste" flemmarde, aujourd'hui, décidément !) Je suis donc contente d'avoir réussi à faire plus de 2 réalisations sur le même principe. 

dimanche 13 janvier 2019

bouillotte lombaire + tuto

Oh la belle ceinture que voilà !!


Quoi ? Vous ne vous voyez pas sortir décoré comme ça ?! Bizarre !


Ceci est effectivement une ceinture pas glamour du tout - c'est une bouillotte lombaire (car, même si ici, j'ai suivi les instructions d'une amie, cet objet existe bel et bien à la vente, je l'ai découvert ensuite).

Le but est de garder le chaud sur un dos fatigué et/ou coincé. Le problème étant qu'avec une bouillotte sèche classique (remplie de céréales ou noyaux de cerises), toute la garniture tend à se balader d'un seul côté (gravité oblige !) et on ne réussit pas à répartir la source de chaleur comme on le voudrait.

J'ai donc imaginé un gros sac-bouillotte à compartiments, de façon à conserver la répartition homogène de la garniture. Je voulais que ces compartiments ne soient pas que "verticaux" mais aussi "horizontaux". Si vous avez déjà réalisé une bouillotte de ce type, vous savez que la fermeture du "sac" contenant les céréales est un peu acrobatique (s'il est un peu trop plein) : les petites céréales ont tendance à s'échapper ou à se positionner sous l'aiguille de la machine à coudre, ce qu'elle n'aime pas plus que ça !


Après un premier essai très bidouillé et pas pratique à réaliser, j'ai trouvé une technique qui ne va pas si mal : il s'agit de faire la majorité des coutures "à vide" puis de remplir la bouillotte par de petits trous judicieusement préservés pour que le remplissage et les coutures finales ne soient pas trop compliqués.

Dans un premier temps j'ai donc réalisé une grande poche rectangulaire à compartiments verticaux (ci-dessus). Rien de compliqué.


Ensuite, on réalise une couture horizontale qui délimite des poches haut/bas dans chaque compartiment précédent. MAIS cette couture horizontale est interrompue régulièrement (cf ci-dessus) : on pourra donc accéder aux cases du bas. Il suffit à ce stade de vider un peu de céréales dans chaque compartiment vertical, elles couleront facilement dans la case du bas, et il ne sera pas trop difficile de fermer le petit orifice de chaque case du bas.

On procède de même pour la série de cases du haut : une couture horizontale qui ferme "presque" tout, puis un remplissage une case à la fois avec à chaque fois sa couture finale avant de passer à la case suivante.


On obtient ainsi, en prenant un peu son temps (mais au final l'ensemble n'est pas plus long à réaliser qu'en s'énervant à fermer toutes les cases pleines -tendant à se vider !- en une seule couture), une bouillotte à cases bien homogènes.

Enfin, on réalise une housse dans un joli tissu, munie de deux lanières pour tenir la ceinture à la taille, et d'une ouverture (sur le côté long du haut, par exemple -voir 2e photo de l'article) afin de pouvoir enlever la bouillotte et laver la housse si besoin.

Et on est si content qu'on en fait une 2e dans la foulée, on trouvera toujours quelqu'un à qui l'offrir !


Pour la garniture de ces 2 grandes bouillottes lombaires, j'ai utilisé environ 1,5kg de riz. On peut mettre aussi des graines de céréales variées (type nourriture d'oiseaux !), ou des noyaux de cerises récupérés l'été.


jeudi 10 janvier 2019

protège carnet de santé (ENCORE !!!)

Concept pas nouveau pour deux sous, par ici ... ce protège-carnet de santé a été un cadeau de Noël pour la dernière nièce née, les parents (surtout la maman !) ont apprécié l'idée et l'objet. Il a été réalisé sur idée de miss A (chez nous, chaque enfant tire au sort le nom d'un cousin à qui offrir un cadeau de Noël, pour éviter de démultiplier les cadeaux).
De fifille à fifille, donc, un cadeau bien rose et bien fleuri !!


Une petite astuce qui peut servir aux couturières récupératrices : le ruban est un ruban de récup de Pâques, de ceux qui sont armés de fil de fer fin (ou un fil de nylon rigide) pour donner une forme aux gros noeuds. Autrement dit, un ruban qui, en l'état, n'est pas très maniable en couture - sauf si on enlève le fil de fer / fil de nylon ! Il suffit de dénuder l'extrémité du ruban en effilochant un peu les fibres pour faire apparaitre le fil rigide, puis on tire dessus jusqu'à l'enlever totalement. Et on obtient un ruban bien souple dont on fait ce qu'on veut en couture !


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