samedi 18 janvier 2020

jeu de Twister maison

mais qu'est-ce ?!
...
Ceci est un des (trop) rares cadeaux faits maison cette année ...

Il s'agit donc d'une copie du jeu Twister : un jeu où l'on doit poser mains et pieds sur les ronds de couleur, en "s'enjambant" mutuellement pour réussir à suivre les consignes qui tombent au fur et à mesure du jeu.

On a adapté un peu le matériel en fonction de ce qu'on réussissait à fabriquer : là où le jeu officiel dispose d'une roulette unique qui désignera d'un seul mouvement quel membre doit aller sur quelle couleur, on a réalisé des jetons à piocher dans un petit sachet (une couleur d'un côté / un membre de l'autre)


Le tapis a été peint à la peinture acrylique (un peu sèche au fond des bouteilles, on a bien galéré à l'étaler sur le tissu !), sur un vieux drap en coton découpé aux mesures voulues : 110x170cm.


Je n'ai pas eu l'occasion de le voir utilisé, mais je pense que je referai ce bricolage (avec un peu de couture dedans, mais pas grand-chose !) pour nous à la maison car j'imagine que les parties doivent être assez animées !


dimanche 12 janvier 2020

bonne année 2020 !

Depuis 3 ans, j'ai décidé de renouer avec les cartes de voeux en papier (ou plutôt "nouer" puisqu'avant, je ne faisais pas !). Il y a donc eu les cartes tamponnées, puis les cartes récup/collage.
Cette année, j'ai commencé par les enveloppes ! La profusion de jolis papiers abandonnés après dépeçage des paquets cadeaux me fendait le coeur ; je leur ai donné une seconde vie. Les parties les plus grandes non froissées ont donc donné ceci :

dans ces papiers-cadeaux véritables, se cache un papier d'emballage de panettone (ayant déjà passé par un premier recyclage en emballage de cadeau) ...
comme ç'aurait été dommage de les jeter !

certains papiers étaient un peu froissés malgré tout, je les ai repassés !

Lorsque les plus grands morceaux ont été utilisés en enveloppes, il restait entre les déchirures quelques petites chutes, trop jolies ! Elles ont été le point de départ de nouvelles cartes - du coup parfaitement assorties à leurs enveloppes ! J'ai utilisé également des images d'un calendrier, des tamponnages de mes propres tampons, du papier musique ancien, une chute de feutrine et des formes en cuir reçues pour Noël (petit sachet de formes  diverses vendues par un artiste vidant ses restes !)




Enfin, quelques feuilles de papier teintes à la plaque de gel se sont invitées à la période des fêtes, associées à une petite citation croisée un jour et qui m'avait fait tilt ...

j'avais plié cette grue en origami un jour en pensant en faire la base d'une déco pour cheveux
(oui c'est saugrenu, mais dans ma vision ça rendait bien !
dans ma vision seulement !)
et puis elle est restée sur mon bureau jusqu'à trouver sa place sur cette carte


De mon côté, j'ai reçu aussi quelques jolies cartes qui toutes, ont une petite idée originale à conserver dans un coin de tête :
-la petite maison faite à partir de chutes de papier, de tissu et un bouton sur carton kraft par Julie
-la gravure extraite de roman ancien encadrée de masking tape coloré (celle-ci n'est pas la plus gaie, bien qu'elle résonne avec les circonstances actuelles ... "la terre qui meurt", dit-elle !!) par Inès 
-la carte découpée dans un fond à l'aquarelle texturée au sel, avec collage multitechniques (tissage de jolis papiers, tamponnage) par Chloé


samedi 28 décembre 2019

brassière Tami

Mon mot d'ordre ici a toujours été : "pas d'états d'âme et pas de militantisme" dans mes articles (cela dit j'aime beaucoup les partages militants ailleurs !).


Aujourd'hui, je fais pourtant une micro-trahison à mon principe pour partager cette question : le féminisme est-il soluble dans l'écologie ?! Ou plus exactement dans mon cas précis : quelle quantité d'énergie passer au quotidien dans l'écologie pratique vs dans la création ??
Je n'ai pas la réponse et cela me tracasse ...
En attendant, la balance penche du côté "vert", et pas beaucoup du côté fantaisie créative ...

D'ailleurs, j'aimerais bien savoir où est votre curseur à vous pour naviguer entre "changer le monde" et "suivre sa personnalité (artistique, ou sportive, ou ...)". Si vous avez un critère ultime qui vous permet de vérifier l'équilibre de la balance. Un argument qui rend tolérable de s'arrêter en chemin alors qu'on sait qu'on pourrait aller plus loin...




Bref, c'est pour ça que, en décembre, je n'ai cousu que cette misérable brassière Tami, en 30 minutes chrono y compris trouver la chute de taille suffisante et changer l'aiguille cassée laissée par fifille après sa dernière session couture.
Trente minutes avant d'aller l'utiliser, bien sûr.

Même si (dans une optique de réduire mes besoins, ou plus exactement, de me questionner sur mes besoins réels) je ne porte plus de soutien-gorge depuis plusieurs années, j'avais envie de me coudre cet accessoire pour les séances de sport où je ne me sens pas à l'aise sans. Le but n'étant pas le soutien mais plus l'esthétique.
Bref, pour un premier essai, j'ai choisi un patron gratuit. Je n'ai pas suivi les instructions (j'avais si peu de temps qu'il était hors de question de rallumer l'ordi pour regarder !!) donc mon résultat n'est pas conforme à la proposition "officielle" ! J'ai coupé 2 fois la pièce du patron (j'ai fermé chaque pièce en rond, couture dos, puis assemblé les 2 "cercles" obtenus), du coup ma brassière est doublée et sans élastique sous poitrine. Les bretelles sont insérées entre les 2 épaisseurs devant, et cousues sur le bandeau fini, au dos, après un rapide essai pour visualiser l'endroit.
Les bretelles sont tout sauf "pro" ! Ce sont de simples lanières de jersey coupé à cru, qui roulottent spontanément.
Bilan après quelques portés : confortable, sans aucune restriction ! Mais un très léger chouïa trop large (j'aurais pu prendre une demi-taille en dessous), cela étant dû à mon jersey de récup bien mou (au bout d'une séance de sport, il se distend un peu). Mais le rapport investissement tissu-temps / rentabilité est optimal !

l'encolure est assez couvrante sur moi ... je verrais bien la décliner en tee-shirt
(ok, faut réussir à l'imaginer !)

En fin de compte, je n'ai cousu que cette misérable brassière Tami, mais c'est presque un acte militant à soi tout seul ! (zéro achat : patron, tissu, accessoires lingerie éliminés ; sans parler de mon rapport aux soutifs en général)

Alors finalement, peut-être que création et militantisme peuvent aller de pair ?

lundi 23 décembre 2019

broutilles textiles en vrac

Des petites choses vite faites et quasiment inratables de simplicité, c'est toujours bon pour le moral, non ?!

Voici donc en vrac ce qui me permet de ne pas faire que travailler/cuisiner/laver du linge dans la vie ! (même si, pour les 2 premiers, j'aime ça !)

Un petit cadeau à peine en retard de 4 mois pour une naissance !
La guirlande avait été cousue autrefois en pensant l'offrir mais était restée en plan ...
Cette fois, elle a plu aux destinataires !

Pour garnir les sièges un peu durs des enfants, de gros coussins bien doux-doux !
J'ai cousu une face des housses avec des chutes de polaire et de moumoute poilue, c'est tout douillet !
Il n'y a pas de motifs précis, c'est cousu au fil des chutes sur un fond carré en tissu moche...

Le coussin à caresser !!
(et déhoussable car : coussin pour enfant aujourd'hui = "ballon" de foot un jour prochain ...)
Par contre, l'autre face est coupée dans un improbable tissu d'ameublement qu'on m'avait donné :
kitsch un jour, kitsch toujours !

Le pire, c'est qu'ils ne sont même pas bien dessinés, James, Marylin, Audrey et les autres ... !

quelques essais de "tawashis" crochetés (éponges lavables) ...
l'intention était de remplacer les fleurs de douche en plastique-pas-fantastique,
mais le résultat n'est pas idéal : bien trop long à faire sécher !
Par contre, le tuto est facile à suivre, ce fut l'occasion de renouer avec le crochet
(que je pratique peu, mais j'aime bien)
{Mémo-pour-moi : pour une laine fine, j'ai fait 24 mailles et 26 rangs}


lundi 25 novembre 2019

le top Gatsby

Le nouveau concours proposé par Thread&Needles est en cours ; sur le thème "inspiration cinéma". Comme chaque année, les membres de la rédaction essayent de créer sur le sujet afin de montrer ce qu'on peut faire, et pour le plaisir (nous ne participons pas au concours évidemment).

J'ai séché un moment avant de trouver l'idée de ma réalisation !
J'ai finalement été inspirée par le film The Great Gatsby (Gatsby le magnifique). Un film que j'ai apprécié ; bien que son atmosphère soit bien différente de celle du livre. Par ailleurs, même si l'esthétique vestimentaire de l'époque me plait beaucoup, je n'ai pas voulu réaliser un vêtement imitant ceux des années folles - un peu difficile à reporter autrement qu'en costume !
J'ai donc mis à contribution l'affiche du film, dont le graphisme est assez spectaculaire lorsqu'on la regarde de plus près (en réalité, il n'y a pas qu'une seule affiche mais toute une série déclinant diverses combinaisons de photos et écritures)



De ce visuel, j'ai gardé le contraste or/couleur sombre ; et le jeu de lignes d'épaisseurs variées dessinant des motifs symétriques et emboités sans aucune courbe.
J'ai d'abord pensé à appliquer des rubans sur un vêtement, mais il aurait fallu plusieurs mètres (soit un certain budget !) or je voulais autant que possible réaliser ce prototype avec ce que j'avais à la maison. Bon, je me suis un peu fourvoyée en route puisque j'ai fini par acheter quand même de la peinture pour textile ! Le tissu quant à lui est un ancien drap dont il reste de grandes parties non usées.


Une discussion sur le forum de Thread&Needles est arrivée à point nommé pour mentionner un patron, le Frida Huipil de Alice&Co Patterns, proposé gratuitement sur le site du Victoria&Albert Museum (en compagnie d'autres patrons vintage intéressants). Les photos du site n'ont absolument aucun rapport avec ma thématique (le huipil est l'habit traditionnel d'Amérique centrale), mais la forme ultrabasique (carrée) me semblait intéressante à tester, en particulier pour y appliquer des décorations variées sans être gêné par des coutures de construction.


Pour le coup, j'ai presque eu honte d'imprimer le "patron" vu qu'il s'agit d'un carré de grosso modo 55x55cm (pour la plus petite taille S qui me suffit amplement, n'en déplaise au tableau des mesures selon lequel j'aurais dû prendre la taille M). Le patron propose 2 formes d'encolure : carrée comme ici (qui s'imposait pour suivre l'esprit géométrique) ou plus arrondie.


Les instructions de couture sont -osons le mot- lamentables : c'est à peine plus élaboré que ce que ferait un enfant créant pour ses poupées des robes à l'agrafeuse et au scotch ! Des ourlets en simple repli, des coutures sans surfilage ... J'ai tout changé, pour avoir quelque chose de propre malgré la simplicité de la chose. Il reste néanmoins plaisant d'obtenir un "vêtement" en 4 coups de ciseaux et 10 minutes de couture !

Evidemment, le seyant d'une telle pièce est à l'avenant : je vous laisse juger avec les photos suivantes ... Heureusement que le motif est un peu intéressant, sinon c'est juste un habit en taie d'oreiller, quoi !


Les mancherons produits par la forme carrée sont pas si affreux, mais si je devais (sous la torture !) refaire ce patron, je les réduirais un peu quand même. L'encolure est un poil trop large et se balade un peu de gauche à droite au fil des mouvements dans la journée.


Oui, il y a forcément des plis ... cela dit, ce n'est pas plus choquant, à mon humble avis, que pour n'importe lequel des patrons de "boxy top" tendance ... Quand le huipil aztèque ancestral rencontre le dernier cri de la mode !


Bref, ce top "expérimental" est quand même une bonne surprise puisque, porté sur un pantalon neutre (dont j'aimerais autant qu'il ne me poche pas autant aux fesses, mais enfin tant pis pour la photo !), il rend plutôt bien ; avec même un air festif dû à la peinture dorée.


Peinture, parlons peinture, donc !
J'ai testé 2 types de feutres textile et un pot de peinture ; pensant que les feutres faciliteraient le tracé fin. En réalité, le feutre Pebeo n'est pas suffisamment opaque sur tissu foncé, (traits à peine visibles en haut à gauche sur la chute de tissu ci-dessous) donc je ne l'ai pas du tout utilisé. Le feutre Marabu donne un tracé visible, mais avec une tendance à baver l'alcool (qui tache définitivement le tissu, comme on peut le voir avec les auréoles ci-dessous autour de certains tracés). Cependant, j'avais réussi à éviter trop de bavures alcooliques en agitant bien le feutre avant usage, et en traçant de façon assez rapide. Or, au moment de l'utiliser sur mon tissu définitif, je n'ai pu faire que quelques traits avant que la pointe ne s'encrasse, sans que je réussisse à la nettoyer : feutre inutilisable au bout de moins de 50cm de trait ! Je suis un peu fâchée avec les feutres Pebeo, puisque le feutre de la même marque pour déposer de la gomme à masquer (pour peinture à l'aquarelle) m'a fait le même coup ...


Bref, j'ai fini par tout faire à la peinture Pebeo Setacolor, une référence fiable, elle. Avec petits ou gros pinceaux pour varier l'épaisseur des tracés, et c'est tout ! La fixation au fer est efficace, puisque j'ai porté et lavé mon vêtement (à 40° comme indiqué), et la peinture est ressortie impeccable de la machine.


Voilà donc une intéressante aventure, qui donne comme résultat un vêtement tout à fait portable puisque je l'ai mis au travail et que personne ne m'a trouvée déguisée !!



jeudi 21 novembre 2019

expérience "pois chichesque" (conserves de légumineuses)

Oui, l'invention de la stérilisation a été faite pour conserver ce qui risquait de s'abîmer ; or le pois chiche sec ne se périme pas, donc cela peut sembler très bizarre de faire des bocaux de pois chiches ... En même temps, cuire ses pois chiches poignée par poignée (c'est-à-dire au rythme où on les consomme en complément d'une recette principale), personne ne fait ça tant ce serait du gâchis d'énergie vu le temps de cuisson ! Et puis ça m'amusait de voir si je pouvais "faire maison" l'équivalent des boites de pois chiches du commerce - version zéro déchet donc !

Je n'ai pas trouvé d'explications fiables pour ce faire, car les consignes trouvées sur le net sont si variables qu'on ne sait à quel saint se vouer ! Trempage court ou long, précuisson ou pas, bicarbonate ou pas ... difficile de s'y retrouver. J'ai fait un petit condensé de tout ce que j'ai lu, et pris des notes pour le cas où ça serait concluant.
Et ça l'est ! Mes conserves de pois chiches remportent haut la main le test du "ferme et fondant à la fois" vanté par les marques industrielles !


Voici donc le modus operandi :
-des pois chiches secs trempés dans l'eau au moins 12h, voire plus selon votre organisation de cuisine (ici, trempage de 20h : j'ai goûté mes pois chiches en fin de trempage, ils étaient déjà presque mangeables en terme de dureté, donc en tout état de cause je ne risquais pas l'aliment-caillou à l'issue de mon programme conserves)
-j'ai rempli mes bocaux de pois chiches égouttés en laissant plusieurs centimètres en haut (3 environ), j'ai ensuite repli d'eau froide (propre, pas celle d'égouttage) et salée jusqu'à 1cm. En réalité, j'aurais pu monter plus haut car les pois chiches trempés avaient plus ou moins atteint leur taille maximale, mais on n'est jamais trop prudent.
-enfin, j'ai mis au stérilisateur traditionnel, rempli d'eau en couvrant les bocaux, et porté à ébullition, en maintenant encore 30 minutes après arrivée à 100°. Il faut ensuite attendre le refroidissement complet de l'ensemble pour extraire les bocaux.

Verdict après dégustation : ils sont parfaits, et j'ai en une seule cuisson (certes longue) 15 bocaux, de diverses tailles selon les futurs usages. Et l'écureuil (= c'est moi l'écureuil, oui...), il est trop content !!

A retenter avec tous les pois et haricots possibles et imaginables !

dimanche 17 novembre 2019

Xerea un peu japonaise

Pour cette réalisation, mon objectif était le même que celui que je poursuis depuis longtemps : une robe pour la saison fraiche ou froide donc passant sous un manteau ou une veste, sobre pour la porter dans des occasions où je ne veux pas attirer l'attention sur mon habituel ramage chatoyant, mais avec une pointe de fantaisie, et enfin d'une forme confortable même lorsqu'on fait un gueuleton.


Le modèle Xerea de Pauline Alice remplissait pas mal de critères, pour peu qu'on rallonge les manches et qu'on choisisse le tissu ad hoc. J'ai trouvé dans mon stock un jean élasthane bien sombre qui, me semblait-il, aurait de la tenue pour rendre lisible la forme nette de la robe, et serait une base bien sobre pour y apporter une petite broderie, blanc sur quasi-noir dans le même esprit que cette broderie-là.
Par ailleurs, les poches ont été faites en voile de coton sombre, histoire de ne pas non plus raidir monstrueusement les zones de multi épaisseurs.


J'ai choisi la variante A, de forme trapèze mais sans le pli ajoutant de l'aisance au milieu devant, taille 40 selon le tableau de mensurations, et au final, ça correspond bien à ma taille normale.
J'ai allongé les manches de 20 cm, ce n'est pas long-long mais je finis toujours par retrousser les vraies manches longues !


Et pour une fois je n'ai pas fait de toile, me disant que mes toiles habituelles ne servent à rien puisque je finis toujours par les porter telles quelles, et qu'une forme aussi simple serait facile à reprendre si besoin.


Une fois les pièces coupées, j'ai donc tracé les lignes pour broder, car je n'aime pas beaucoup les motifs brodés sur un vêtement (et puis surtout parce que je suis un grosse flemmarde qui aime faire de l'effet avec peu d'efforts ! Donc les dessins compliqués à douze mille points différents, très peu pour moi). J'avais regardé beaucoup d'images de vêtements brodés avec la technique du boro japonais, qui est un assemblage de tissus modestes pour repriser un vêtement, maintenus ensemble par des lignes de points droits dans diverses directions selon les parties du vêtement.
C'est donc ce que j'ai fait en alternant l'orientation des lignes selon les pièces. Le tracé a été super facile car je l'ai fait sur l'envers du jean, bien plus clair que la face visible finalement ; j'ai pu tracer directement au stylo indélébile sans me préoccuper de l'effacer ensuite. Et j'ai tout brodé "sur l'envers", puisque endroit et envers du point droit, c'est pareil !


Bref, pour une fois que j'avais pas fait de toile, le premier essai après couture a été franchement désolant ! Les pinces n'allaient pas du tout du tout ! Je les ai péniblement remontées de 2 cm (péniblement car il fallait découdre les empiècements devant pour extraire la partie pince de tout ça, les retracer, les coudre et refaire l'assemblage du devant, tout ça en décousant un minimum !), mais même ainsi ça ne rend pas bien : tissu trop raide, pinces prévues pour davantage de poitrine que la mienne ... bref, le devant me chiffonne.


J'ai aussi enlevé environ 3cm d'aisance au buste sous les bras ; j'ai repris les coutures de côté à 1,5cm des précédentes sous le bras, pour aller en mourant vers la taille. Conclusion concernant les pinces et le buste, je referai sûrement cette robe (en version été) en enlevant totalement les pinces !
Sinon, j'ai fini les ourlets de façon traditionnelle (ourlet replié 2 fois) et non avec un biais rapporté (j'avais trop de longueur de toute façon)


Après tout ça, l'essayage reste encore un peu décevant ; vues de devant, les découpes et broderies détournent un peu l'attention du problème des pinces (donc c'est parfait) mais de dos, je trouve que ça fait bien sac à patate quand même ... L'encolure devant est vraiment TROP près du cou pour moi : visuellement ça ne choque pas du tout, mais je me sens étranglée ! Et là, c'est quand même difficile à reprendre avec les broderies ! Puis l'encolure dos ne tombe pas impeccablement ; la pointe formée par les 2 parties de l'empiècement n'est pas parfaitement pointue - mais là encore c'est surtout par comparaison avec le patron, car en vrai ça ne choque personne (même pas moi !).


J'hésite aussi sur la longueur totale : je ne veux pas de l'ultracourt un peu difficile à porter (au boulot par exemple) mais est-ce que ça ne fait pas un peu tablier de cordonnier, comme ça ?
Enfin, le choix des parties brodées ne me semble pas optimal, car ça reste trop peu présent à mon goût : par exemple la pièce devant côté se voit très peu...


Conclusion : une dizaine d'heures de boulot (faites avec grand plaisir cela dit !) pour un vêtement que je n'ai pas spontanément envie de porter, c'est dommage ... 
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