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dimanche 19 mai 2024

couronne de Noël céramique

Dans le genre hors-saison, je continue sur ma lancée avec la réalisation suivante !! Mais finalement, je peux bien me le permettre puisque cette couronne "de Noël" est toujours suspendue à la porte de la dépendance, et ma foi, je la trouve plutôt jolie et ses couleurs sont intemporelles !

une plaque de terre bien étalée, un napperon en dentelle appliqué dessus pour marquer du relief ...

des émaux de fonds de pots aux couleurs inhabituelles,
des perles et des rubans de récup ...

le tout sur ma fidèle couronne d'osier, tressée il y a 3 ans, et qui résiste à toutes les intempéries depuis !

mardi 1 novembre 2022

de terre, d'eau et de feu

Le retour de la poterie ! Et même, il s'agit en fait d'une "vieille" pièce de l'année dernière ... mais je ne pouvais pas encore la mettre en service car il en manquait un morceau !


J'ai réalisé cette théière par moulage dans une forme ressemblant à une soucoupe, X2, puis assemblé les 2 soucoupes. J'ai ensuite ajouté un bec (un peu trop grossier à mon goût finalement), un couvercle et des anses.


Pour la déco, j'ai laissé principalement la terre brute mais bien lissée, sauf sur le motif qui est coloré à l'engobe puis émaillé (émail transparent) pour un contraste de texture. L'intérieur est imperméable grâce à de l'émail transparent aussi.

Mais il manquait l'anse ! Je la voulais en vannerie, et j'ai mis juste ... 6 mois à la faire ! C'est le challenge aquarelle sur le thème du Japon qui m'a botté les fesses : j'ai simplement torsadé des brins de ronce préalablement débarrassés de leurs épines. J'espère que ça sera solide, ça semble l'être ...

Et quel est le rapport avec le challenge de peinture ? Et bien pour pouvoir peindre la théière finie !


Je concède que la version peinte n'est pas tout à fait pareille que la version modelée, mais j'aime bien quand même !

mercredi 5 janvier 2022

petite vannerie de fête facile

Rien de technique ici, juste le plaisir de mettre en valeur les trésors de la nature en souvenir des balades faites en famille ; un joyeux moment plein de cousins et de bruits !


Saule et cornouiller sanguin (peu visible car utilisé en premier et un peu couvert par le saule très jaune) ; baies diverses dont je ne connais pas le nom, fougère, if et lavande pour le brin argenté.


Cette couronne est dehors depuis plusieurs jours et se conserve pour l'instant parfaitement ! J'imagine ensuite recycler le cercle de la couronne avec d'autres végétaux pour suivre les saisons ...
 

lundi 5 avril 2021

100 jours créatifs #4 : panier en vannerie aléatoire de saule

 

A la suite de mon dernier stage de vannerie, l'envie de transformer la nature en paniers m'avait reprise ! Lors d'une promenade, j'ai donc sauté sur quelques branches de saule (qui ne se laissaient pas cueillir si facilement d'ailleurs, je n'avais pas de sécateur et j'y ai laissé quelques bouts de peau !).


J'avais envie depuis longtemps d'essayer la vannerie aléatoire. Le rendu évoque des nids d'oiseaux, mais il n'y a pas de vrai tuto sur le sujet sur internet, à ma connaissance. J'ai donc fait comme je pouvais avec mes branches, un peu trop grosses et trop peu nombreuses à vrai dire.


Mais on peut malgré tout produire un objet fonctionnel à défaut d'être "beau" (en fait, j'aime le résultat, pour ma part !)


Et puis je ne me lasse pas de regarder ce panier qui a une tête toute cabossée, et n'a pas deux profils semblables !


En fait, ce type de vannerie me correspond vraiment bien, j'adore fabriquer des choses mais je ne suis pas forcément une perfectionniste dans l'âme ...


Et dans la mesure où j'ai déjà beaucoup plus de paniers que de choses à transporter ou stocker, celui-ci pourrait faire une jolie boule-déco de jardin selon le sens où on le dispose ...


vendredi 12 mars 2021

corbeille de stage

Un an presque jour pour jour après le premier, j'ai refait une petite journée de stage vannerie sauvage.

La saveur de ce stage était vraiment particulière, première activité collective depuis si longtemps depuis qu'on vit dans ce monde fou ...


La proposition était de faire une corbeille en super (en gros, 2 brins qui se croisent au fur et à mesure qu'on fait le tour des montants). J'ai travaillé suffisamment vite pour avoir un fond pas trop petit malgré le temps réduit qu'on avait, tout en saule. Puis je me suis amusée pour le corps à choisir divers végétaux : massette (le vert-gris), cornouiller (rouge) et pour finir la bordure à 3 brins en saule bien jaune.


J'adore vraiment cette technique, le geste est terriblement plaisant et en plus avec les odeurs de végétal frais ... ! Bref, une journée à tresser passée beaucoup trop vite !


Par contre, le petit bémol sur cette corbeille, c'est qu'il y a presque trop de couleurs je trouve, le jaune jure un peu sur les autres couleurs ... mais c'est un détail !


De retour de stage, trop impatiente de tresser de nouveau, je me suis jetée sur 5-6 misérables tiges  de saule, cueillies au détour d'une balade pas prévue pour (pas de sécateur ... et couper du saule à la main, ça fait maaaaaal !) ... à voir bientôt !



lundi 29 juin 2020

le potager confiné, 2 mois après ...

Ce printemps extraordinaire aura été placé sous le signe du dessin (avec mon livre de poèmes détourné) et du jardinage ... J'aimais déjà jardiner mais n'en prenais pas tellement le temps, ayant toujours mille autres envies ... Mais là, le pouvoir sérénisant du jardin m'est apparu avec une telle force que je suis dans une période où je passe ma vie dehors !

Voici donc une trace des résultats et des en-cours ; et un retour sur ce que j'ai appris (y compris dans la "douleur" !)


Bilan flagrant du premier "round" de travaux au jardin : la plate-bande surélevée construite de toutes pièces il y a 3 mois est florissante.

Certes les pieds de tomates ne sont pas les plus hauts qu'on ait vus, mais c'est la leçon n°1 : plantés trop près des courgettes (juste derrière). 
Celles-ci sont sur le point de donner les premiers fruits, donc bilan positif pour elles.

Les salades installées à base de petits plants ont bien donné, même si un sale merle sournois m'a déclaré la guerre : tous les soirs, à la fraiche, il vient remuer mon paillage comme un damné à la recherche de bestioles. Ce faisant, il creuse des trous à côté de mes plantules fragiles (mort d'une salade ainsi), et recouvre le reste du paillage qu'il envoie voler tout le tour. J'ai tenté la méthode CD suspendus, mais il n'en a rien à faire, le bougre ! Il faut avouer que grâce à lui, l'équilibre salade-limaces joue en notre faveur : quasiment pas de pertes du fait des mollusques (1 salade)

Au fil de la cueillette des salades, j'ai essayé d'optimiser l'espace en installant autre chose : choux rouges et semis de betteraves rouges. J'ai un peu peur pour les semis vus les ravages de notre merle ...

Enfin, à gauche ci-dessus, un plant de cucurbitatruc rescapé des dizaines n'ayant pas survécu à l'installation en terre. Il promet déjà une dizaine de fruits (des trucs ronds, mais à part ça, je n'en sais pas plus !)


Cette année, je l'avais dit dans mon précédent article, j'ai décidé de pailler un maximum. Et surtout, j'ai lu sur un blog L'astuce qui m'a permis le déclic ! Pour moi pailler = paille. Or je n'ai pas de paille. Mais en fait, le paillage peut se faire avec mille choses !

J'avais donc ramassé des écorces broyées en forêt : elles ont fait magnifiquement l'affaire sous les framboisiers, mais j'ai commis une belle erreur en les mettant sous les tomates (photo suivante). C'est de l'écorce de pin, et ça ne fait pas du tout bon ménage avec les tomates. Au bout de plusieurs semaines de plants malingres, j'ai essayé d'enlever tout mon paillage "pin" pour le remplacer par "feuilles mortes du jardin", mais je crois que le mal est fait ...

Bref, j'ai donc paillé de diverses manières visibles dans la photo ci-dessus : tontes abondantes chez la voisine (très contente que je la débarrasse de tout son foin !), pierres (pour que mon merle ne creuse pas carrément des galeries sous la belle moquette de foin, comme il le faisait au début !) ...

J'ai débroussaillé des zones de jardin enfouies sous les ronces : dessous, la terre est comme de l'humus, ameublie par les innombrables débris de branchages compostés naturellement. J'ai pioché dans ces amas secs pour pailler ailleurs.


Dans la rubrique paillage et compagnie, j'ai aussi appris des choses fort intéressantes sur le même blog de jardinage (inretrouvable, grrr !) : on peut couvrir le sol de pierres, de bouts de carton, et même composter directement en place ! Ca semble assez évident mais je n'avais jamais réalisé : jeter les déchets verts peu à peu, en couches minces, sur les plates-bandes, permet un compostage directement au bon endroit, plus rapide, et qui protège le sol.

Ainsi, j'ai complété les feuilles mortes d'orties arrachées plus loin, des feuilles de cerisiers tombées en cueillant les fruits, de feuilles de rhubarbe etc ...


Et en jetant un oeil neuf sur le jardin, j'ai pu donner un sens à l'existence de zones négligées depuis de longues années ! Ici (ci-dessus), on entassait du bois coupé - et encore, je n'ai pas pris en photos tous les tas de branches coupées déposés ici et là dans les coins du terrain ! Ici, ce sont des branches de fruitiers morts, pleines de vers, que le cher et tendre ne voulait pas amener dans le tas de bois de chauffage de la maison de peur d'infester tout notre bois intérieur de parasites !

Cela fait bien 10 ans qu'il est là, fort peu décoratif (ce qui me faisait périodiquement râler de le voir trainer en attente de déchetterie !). Or, j'ai vu que certains morceaux étaient en état de décomposition avancée : j'ai donc réquisitionné un fiston qui, équipé d'une massette, s'est fait un plaisir de réduire un copeaux les gros morceaux pourris ! Et hop, une nouvelle dose de paillis/humus ! 


Du coup, en dégageant ce tas de branches, je me suis dit que je pourrais préparer un nouvel espace sur lequel installer des framboisiers à l'automne. Ma haie de framboisiers actuelle est loin du point d'arrosage, et je la néglige. C'est une remarque de mon père qui m'a fait tilt "les framboisiers sont à l'origine une espèce qui pousse plutôt en forêt". Je vais donc essayer d'en mettre ici, un peu à l'ombre.

Pour préparer le sol, je n'aurai aucune envie (ni le temps) de bêcher comme une malade ce sol dur. Donc comme la chose est anticipée, je prépare une "lasagne" !
Sur le sol jusque dégagé grossièrement, et délimité de vieilles grosses branches, j'ai mis carton, feuilles vertes récemment taillées, quelques seaux de belle terre trouvée dans une zone débroussaillée ...


... et à nouveau un gros tas de branches pour protéger la terre tout l'été ! J'espère, à l'automne, n'avoir qu'à écarter les branches pour trouver une terre assez meuble pour installer les jeunes rejets de framboisiers prélevés plus loin.

Partie dans mon élan, j'ai fait la même chose pour une future zone à fraisiers : les miens ont finir par épuiser le sol de leur parcelle, je les mettrai dans une nouvelle plate-bande à l'automne.
Le chéri a cloué quelques planches pour prolonger la plate-bande existante, et j'ai à nouveau rempli de : carton / orties et herbes-feuilles vertes coupées / quelques seaux de bonne terre / carton ...


... et re-branches vertes pour couvrir le tout jusqu'à l'automne ! 
Bref, le principe de la lasagne qui est : couche sèche / couche humide / couche sèche / couche humide etc ...
Du coup, quand j'aurai déplacé mes fraisiers à l'automne, je nourrirai bien la parcelle libérée (compost et/ou fumier de poules, puis paillage), pour l'été suivant.


Et comme les travaux de jardinage et nettoyage variés ont généré pas mal de déchets, le composteur construit par les enfants s'est vu bien rempli. Je me suis posé la question de créer un 2e bac. Et pourquoi pas délimité par des branches tissées, cette fois ?!
Trois piquets de métal rouillé : bien moches, mais trouvés ici même dans des recoins jamais explorés depuis qu'on est là, car pleins de broussailles et de déchets -bouteilles, tuiles, etc- des générations précédentes. Les branches du tissage sont des restes de taille de fin d'hiver (je bénis finalement les déchetteries fermées du confinement !), et j'en ai profité, pour trouver la quantité suffisante, pour tailler encore ce qui avait besoin de l'être !


A la fin, les dernières branches ont encore des rameaux feuillus que j'ai laissés par flemme ; les feuilles sècheront et tomberont mais ça n'est pas grave ! De même, je sais bien que cette cloison naturelle ne durera pas toujours, mais je préfère finalement cela à notre ancien composteur tout de guingois au bout de 5 ans, bon à mettre au rebut, et dont le plastique ira où ?? 


J'ai découvert derrière la cloison (à droite sur la photo) un bébé pêcher sûrement issu d'un noyau jeté au précédent composteur : je l'ai bien bichonné en espérant qu'il profite ! 

Le tissage, certes grossier, de cette cloison de composteur, m'a remis en appétit sur la vannerie ! Mon prochain projet de jardin est donc de construire de petites enceintes tissées autour de mes vivaces envahissantes (estragon par exemple !)

lundi 18 mai 2020

trésor de ronce

J'aime les ronces ! Oui, oui, c'est vrai !
D'abord pour les mûres, miam !


Et maintenant pour la vannerie ! Car voilà une super excuse pour conserver mon jardin en friche comme il l'est : c'est tout simplement de la matière première pour paniers, parfaitement !
Vous voyez ci-dessus ces tons entre vert et violet ? Voilà les couleurs de la ronce tissée.


Bien sûr, on se demande tous (moi la première à l'époque) : mais, et les piquants ? Et bien, il suffit de les enlever ; et ça n'est pas si difficile que ça. J'ai trouvé sur le net l'astuce d'une vannière : elle s'est fabriqué une sorte de gant en multiples épaisseurs de vieux tissus épais (jean) et passe et repasse la tige dans sa main munie du gant, jusqu'à éliminer toutes les épines. Cela marche vraiment ! Le tissu souffre bien, mais on peut déjà préparer une bonne quantité de liane avant de devoir en changer.


L'avantage, c'est que la ronce a justement tous les avantages : facile à trouver, des tiges longues et de diamètres variables, une solidité presque à toute épreuve, et de jolies variations de couleurs.


Ceci est donc mon premier tissage en ronces (sur arceaux d'osier), mais je pense poursuivre mes travaux de jardinage des dernières semaines par un "nettoyage" en règle des zones broussailleuses, assorti d'une récupération méthodique des lianes, pour faire de nouveaux paniers !

vendredi 8 mai 2020

potager confiné

Comme chez nombre de campagnards ou personne pourvue de jardin, ce printemps si particulier a réveillé des velléités de jardinage ! Chez nous, c'est le grand fiston de 15 ans qui, 2 jours après l'annonce du confinement, a déclaré qu'il était temps de réactiver le potager un peu négligé les dernières années - car beaucoup d'énergie passée dessus et peu de rendement ... Il a donc gratté dans mon stock de graines plus ou moins vieilles et fait ses semis. En bon néophyte, il n'a pas jugé bon d'étiqueter les pots, pensant que la famille cucurbitacée était un point de repère suffisant pour toute une série de pots ! Nous nous retrouvons donc avec pléthore de cucurbita-trucs variés, non identifiés !

Ensuite, nous avons préparé en famille la zone d'accueil pour toutes ces futures plantes : nous avons eu recours aux planches issues de la réfection du toit de l'année dernière, stockées jusque là telles un mikado géant sur la pelouse (magnifique décor !). La plate-bande ci-dessous à gauche existait plus ou moins, nous l'avons juste encadrée plus proprement ; et retravaillé la terre des zones enherbées.

Une deuxième plate-bande (au centre ci-dessous) a été créée, et remplie en vidant intégralement le composteur dedans ! Le dessus du compost, peu décomposé donc, est allé au fond, mêlé à des bouts de carton et petits branchages pour faire du volume, puis on a fini dessus avec le fond du composteur. Le tout a attendu quelques semaines, c'était plutôt mieux comme ça, ça laissait le temps aux bestioles de retourner au fond du tas !

Enfin, quelques transplantations de semis plus tard, et mise en terre chaotique (une grosse majorité des plants de cucurbita-trucs n'a pas survécu), après achat de quelques plants, nous avons quand même un joli potager qui mérite de rester dans nos annales - d'où ces photos !



Cette vue générale, et les détails qui suivront, me permet de prendre conscience à quel point un potager aussi est à l'image de ses propriétaires ! 
Le nôtre est 
-98% récup ; 
-un peu cadré mais également désordonné à l'intérieur car élaboré au fil du temps et des envies ; 
-98% écolo (les 2% restant, c'est les qq graines d'anti-limaces autour des seules salades ...) ; 
-pensé pour économiser le "ménage"/désherbage ensuite (on peut toujours rêver !) ; 
-à base d'astuces traditionnelles et d'échanges avec les uns et les autres ; 
-utilitaire mais faisant aussi une petite part à l'esthétique (selon nos critères tout personnels, vous verrez !!) ...


Dans la plate-bande flambant "neuve", des pieds de tomate au centre, et des cucurbita-trucs autour, entrecoupés de salades qui seront grandes et mangées bien avant le développement des autres grandes plantes. Un pot de plastique contient des boutures d'arums reçus de la voisine, les pieds au frais sur cette banquette qu'on arrose régulièrement en ce moment.


Au pied du tronc du romarin, des trucs et bidules que d'aucun aurait jeté au rebut : les trésors des "fouilles archéologiques" des enfants ! Restes de carrelage décoré à l'ancienne, partie "bol" d'une ancienne louche, fond de pot troué de trous évoquant un visage ... Notre musée des horreurs à nous, hihi !


Les repousses d'estragon abritent une fleur de métal fabriquée par un ami (et qui servira de tuteur quand les branches d'estragon deviendront hors de contrôle) ... J'aime les aromatiques vivaces dont on n'a pas à s'occuper et dont on peut chaque année reprendre des rejets à distribuer aux amis et collègues !


Un pot décoré par le fiston et malencontreusement cassé a repris du service avec quelques écritures. J'ai délimité les diverses aromatiques par des petits "chemins" de terre cuite cassée et les coquilles St Jacques délaissées après les repas de fêtes ! Je ne les ai même pas nettoyées après leur usage culinaire (mission impossible quand le contenu est gratiné et coincé dans le creux) mais juste laissées dehors dans un coin : les bébêtes s'en sont chargées pour moi.


Entre deux plants "officiels", voici mes "culs de poireaux" ! Ceci est un essai inspiré de pratiques croisées sur le net, à voir ... il semble que le trognon de poireau maintenu humide (dans l'eau, mais moi je les ai mis en terre et ils seront arrosés avec le reste du potager) puisse repousser un peu du centre : c'est toujours bon à prendre même si on ne compte pas dessus pour se nourrir entièrement ! 


Cette année, je tente le paillage puissance mille au pied des tomates. Je ne pratiquais pas faute de matière disponible, mais je me suis dit cette année que, tant qu'à y passer de l'énergie, autant que ça paye vraiment. L'année dernière j'ai été impressionnée de la vigueur des pieds de tomate (parfaitement bios) de mon voisin qui avait paillé avec quasiment 20cm d'épaisseur de tonte ! Partis 15 jours en pleine canicule, l'arrosage de leur potager était à peu près inutile. 
Nous, n'avons pas beaucoup de tonte car notre tondeuse fait du mulch (j'ai récupéré quelques "paquets" séchés au sol au râteau), mais avec les enfants nous avons repéré une parcelle de coupe en forêt, et récupéré dans de grands sacs les écorces qui avaient été broyées sur place. Nous avons fait des aller-retour sacs au dos (sous le regard interrogateur des voisins nous voyant passer !) et il en faudrait encore ! Affaire à poursuivre donc.


Le composteur ayant été vidé, nous nous sommes rendus à l'évidence : ce bac en plastique acheté il y a 15 ans était hors service (plastique plié et cassé par endroit). Nos 3 garçons se sont emparé du projet : ils ont débroussaillé un coin envahi de ronces et de cerisiers sauvages, aplani le sol, charrié de grosses pierres, et monté ces 2 murets contre le mur mitoyen avec le pré voisin. Notre compost est désormais un vulgaire tas à l'ancienne, mais je ne suis pas une dingue des techniques de pointe du compostage : pour moi, c'est avant tout un plan B par rapport aux poubelles, et si au bout de quelques années on peut aussi piocher dedans tant mieux, mais je ne compte pas dessus. A droite du muret (celui du centre de la photo), je balance cendres du poêle et crottin des poneys voisins glané au fil des semaines, je laisse sécher et j'utiliserai le tout selon les besoins ...


Paillage maximal aussi sous les framboisiers : après avoir étalé une couche de crottin, on a récupéré les feuilles séchées sous nos buissons, ça fait une belle couverture ! Les framboisiers sont 100% récup : une collègue m'a donné quelques pieds il y a 10 ans, et chaque année je dégage de l'espace en bout de ligne pour laisser les rejets grignoter de la place peu à peu ... patience et longueur de temps ...


Une arrivée de cette hiver : les petits bouts de saule (chutes tombées au sol lors de l'atelier vannerie auquel j'ai participé), plantés dans un coin, ont repris, et d'ici quelques années, j'aurai sous la main ma matière première de vannerie !


 Les pêchers donnés par des voisins, se portent pas trop mal grâce à l'astuce d'une autre voisine ; les coquilles d'oeufs suspendues dans un filet évitent vraiment la cloque.


Patience patience ... c'est tellement vrai pour cette sauge plantée il y a 14 ans et qui fait des fleurs pour la 1e année !! 


Pour finir, une verveine bouturée par mon papa voisine avec des coquelicots venus tout seuls s'installer au pied du mur de la maison que nous négligeons toujours de désherber ... finalement, ces fleurs de rien sont un vrai bonheur !

mardi 7 avril 2020

tissage de lierre

Oui, j'ai "vanné" à tout va, ces derniers temps : s'occuper les mains, au soleil ; rien de tel pour mettre à distance les préoccupations ! Et puis je suis très inspirée par les réalisations de plusieurs vannières dont j'admire le travail sur Instagram (Suzie qui tisse tout, même des feuilles de poireau !).


Du coup, l'expérimentation cette fois-ci tient au matériau : j'ai essayé le lierre. Il faut de longues lianes sans ramifications. J'en ai trouvé plein en forêt, sous la forme de gros amas pendant d'arbres morts. On peut trouver 3, 4 mètres de liane ininterrompue !


Je les ai fait tremper avant usage, j'ai trouvé que ça évitait la casse. Mais c'est un matériau génial qui est super souple, les rangs peuvent être tassés les uns contre les autres facilement, du coup on obtient un tissage ultra serré.
La base du panier, et les montants, sont en saule de couleurs variées (je n'étais pas encore allée ramasser le lierre quand j'ai commencé !).


La souplesse du lierre m'a donné envie de tenter une anse, pas du tout dans les règles de l'art car replier une tige à 180° (en arrivant au bord, pour repartir dans l'autre sens) était quand même risqué. J'ai cassé plusieurs lianes comme ça ! J'ai conclu l'affaire en amorçant un semblant d'anse en gros diamètre, et fixant le tout au niveau du raccord avec le corps du panier, grâce à une liane très fine et plus souple.


Comme l'opération était concluante (malgré l'apparence grossière du tout), j'ai ajouté une anse à la corbeille précédente ! Je pourrai toujours l'enlever si vraiment c'est trop moche !
Et, oh, qui voilà ?! Un nouveau début de petit panier (sur arceau) tissé lui aussi en lierre !


Bref, le lierre est ma nouvelle passion !

Le seul inconvénient étant que le lierre, comme chacun sait, est toxique, donc il faudra garder en tête de ne pas utiliser le panier pour ramasser, disons, des cerises à croquer directement ! Mais pour l'instant, en fait, mes paniers -plus ou moins réussis- s'entassent dans un coin. Je peux malgré tout voir mes progrès !


Et voici donc le bébé panier-lierre fini, qui se balade dans les pruniers en fleurs :


ça commence à me plaire (et à être solide, ce qui est quand même l'objectif !!) : anse fine, corps assez "hermétique", forme générale régulière.
Du coup, ce panier est fait d'une structure en noisetier et saule, les clés sont en jonc, et le corps tissé en lierre (majoritairement gris, mais parfois vert aussi).


Allez, je ne résiste pas au plaisir d'une photo de famille pour finir, avec en star le panier qui a déjà trouvé son usage (corbeille à fruits) :


Si vous avez bien suivi, le petit panier devant à droite (ci-dessus) est mon premier panier, mais il a subi un relooking pour cause de fibre ayant séché et désormais trop flottante :


Oui, moi aussi j'ai eu envie de faire des tests de fibre saugrenue ! J'ai utilisé de la peau d'orange ! Fragile fraiche mais super solide une fois séchée !
J'ai épluché une longue lanière de peau d'orange, que j'ai refendue en 3 pour avoir un ruban un peu étroit, et je l'ai glissé entre les rangs devenus lâches. Le ruban a cassé plusieurs fois en cours d'opération mais en glissant les extrémités sous d'autres brins ça n'est pas gênant car, après séchage, l'ensemble s'est solidifié.


A suivre : une nouvelle matière à tester - la ronce !
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