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samedi 28 septembre 2024

aquarelle + feuilles + hasard = ???

J’avais vu sur le compte instagram @raising_up_wild_things (fin juillet 2023) et sur celui de @mayandberry (début septembre 2023) cette technique qui consiste à appliquer des plantes sur un papier aquarelle mouillé pour obtenir leur image grâce à la concentration des pigments le long des bords et des veines de la feuille.

Après avoir ramassé et pressé mes feuillages une petite heure sous un gros livre, afin de les aplatir sans attendre un complet séchage, j’ai pu me lancer.
Sur 2 morceaux de papier échantillon reçus lors d’une commande, j’ai donc fait 2 essais ; et voici mes retours après avoir essayé les 2 variantes proposées.


La feuille de tomate arc-en-ciel a été faite sur un papier 325g/m2 grain fin, largement mouillé, sur lequel j'ai déposé des gouttes de peinture AVANT d’y mettre la feuille.
Puis j’ai passé et repassé le pinceau mouillé sur la feuille pour bien la faire adhérer au papier, en ajoutant aussi de la peinture. Le papier n’absorbant pas vite, j’ai eu des flaques et le papier a commencé à gondoler, j’ai donc laissé sécher le tout sous un carton bien rigide lesté par un livre, afin de maintenir la feuille en place sans trop absorber de peinture.


Les feuilles suivantes ont été utilisées sur un papier de 300g/m2 (grain torchon, donc granuleux).
J’ai juste mouillé le papier (sans peinture) avant de poser les feuilles, et seulement ensuite déposé des grosses gouttes de peinture un peu partout sur les contours de feuilles. Je pensais obtenir seulement des contours colorés mais le papier a absorbé beaucoup plus loin, jusqu’aux bords ! 


Et surtout, la peinture n’a pas circulé sous la grosse feuille. J’ai donc décidé de repeindre les nervures après séchage avec un petit pinceau :


Conclusion :
-si le végétal a des nervures un peu épaisses, elles peuvent être difficiles à aplatir et il y aura des zones impossibles à « coller » sur le papier mouillé (cf feuille de tomate)
-on dirait qu’un végétal large empêche de faire circuler la peinture, il vaut donc mieux déposer de la peinture sur le papier AVANT de déposer les plus grosses feuilles (à moins de préférer les zones blanches)

Peinture avant ou après : ce sont donc 2 rendus subtilement différents, mais tout aussi beaux, à mon avis !
A faire et refaire, même avec des enfants ; aucun besoin de compétences artistiques !

 

dimanche 8 septembre 2024

tataki-zome en bonne compagnie

Pour faire du tataki-zome (ou impression végétale), il faut :


-le beau jardin fleuri d'une amie
-planche et marteau
-des chutes de tissu de coton ...


... et puis taper, taper, taper sur un sandwich fait de tissu/fleurs et feuilles/tissu !


On soulève le tissu "martyr" pour découvrir les résidus de végétaux, que l'on enlève ... Et on découvre le résultat du transfert des sucs et tanins sur le tissu du dessous !


Certains végétaux, comme la fleur de cosmos ci-dessus, s'impriment de façon magique et ultra-détaillée !


D'autres ont trop, ou trop peu, de jus alors on a fait des tests sur la "planche" botanique ci-dessus/


On peut ensuite passer à une composition plus réfléchie, mandala ou simple disposition harmonieuse des formes et couleurs.
Et enfin, on imagine un moyen de mettre en valeur cette petite oeuvre éphémère (elle aurait été plus durable sur un tissu mordancé, mais nous n'avons pas fait cette étape par manque d'anticipation du produit nécessaire) :


De simples petits coussins à lavande qui iront dans l'armoire, à l'abri du soleil et sans besoin de lavage, pour préserver au mieux les couleurs.





 

mardi 3 janvier 2023

accessoires à colorier

Je fais beaucoup moins de cadeaux fait-main désormais ... moins de temps, idées déjà toutes utilisée ... !

Mais en allant au magasin de tissu pour autre chose, j'ai vu ces cotonnades "à colorier" et ça m'a fait penser à la petite nièce, alias "la princesse" !!!

Donc pour elle, des accessoires à colorier (accompagnés d'une pochette de feutres textiles) :



Le tout doublé de tissu rose à fleurs (un Liberty ancien de récup), évidemment !






 

vendredi 8 mai 2020

potager confiné

Comme chez nombre de campagnards ou personne pourvue de jardin, ce printemps si particulier a réveillé des velléités de jardinage ! Chez nous, c'est le grand fiston de 15 ans qui, 2 jours après l'annonce du confinement, a déclaré qu'il était temps de réactiver le potager un peu négligé les dernières années - car beaucoup d'énergie passée dessus et peu de rendement ... Il a donc gratté dans mon stock de graines plus ou moins vieilles et fait ses semis. En bon néophyte, il n'a pas jugé bon d'étiqueter les pots, pensant que la famille cucurbitacée était un point de repère suffisant pour toute une série de pots ! Nous nous retrouvons donc avec pléthore de cucurbita-trucs variés, non identifiés !

Ensuite, nous avons préparé en famille la zone d'accueil pour toutes ces futures plantes : nous avons eu recours aux planches issues de la réfection du toit de l'année dernière, stockées jusque là telles un mikado géant sur la pelouse (magnifique décor !). La plate-bande ci-dessous à gauche existait plus ou moins, nous l'avons juste encadrée plus proprement ; et retravaillé la terre des zones enherbées.

Une deuxième plate-bande (au centre ci-dessous) a été créée, et remplie en vidant intégralement le composteur dedans ! Le dessus du compost, peu décomposé donc, est allé au fond, mêlé à des bouts de carton et petits branchages pour faire du volume, puis on a fini dessus avec le fond du composteur. Le tout a attendu quelques semaines, c'était plutôt mieux comme ça, ça laissait le temps aux bestioles de retourner au fond du tas !

Enfin, quelques transplantations de semis plus tard, et mise en terre chaotique (une grosse majorité des plants de cucurbita-trucs n'a pas survécu), après achat de quelques plants, nous avons quand même un joli potager qui mérite de rester dans nos annales - d'où ces photos !



Cette vue générale, et les détails qui suivront, me permet de prendre conscience à quel point un potager aussi est à l'image de ses propriétaires ! 
Le nôtre est 
-98% récup ; 
-un peu cadré mais également désordonné à l'intérieur car élaboré au fil du temps et des envies ; 
-98% écolo (les 2% restant, c'est les qq graines d'anti-limaces autour des seules salades ...) ; 
-pensé pour économiser le "ménage"/désherbage ensuite (on peut toujours rêver !) ; 
-à base d'astuces traditionnelles et d'échanges avec les uns et les autres ; 
-utilitaire mais faisant aussi une petite part à l'esthétique (selon nos critères tout personnels, vous verrez !!) ...


Dans la plate-bande flambant "neuve", des pieds de tomate au centre, et des cucurbita-trucs autour, entrecoupés de salades qui seront grandes et mangées bien avant le développement des autres grandes plantes. Un pot de plastique contient des boutures d'arums reçus de la voisine, les pieds au frais sur cette banquette qu'on arrose régulièrement en ce moment.


Au pied du tronc du romarin, des trucs et bidules que d'aucun aurait jeté au rebut : les trésors des "fouilles archéologiques" des enfants ! Restes de carrelage décoré à l'ancienne, partie "bol" d'une ancienne louche, fond de pot troué de trous évoquant un visage ... Notre musée des horreurs à nous, hihi !


Les repousses d'estragon abritent une fleur de métal fabriquée par un ami (et qui servira de tuteur quand les branches d'estragon deviendront hors de contrôle) ... J'aime les aromatiques vivaces dont on n'a pas à s'occuper et dont on peut chaque année reprendre des rejets à distribuer aux amis et collègues !


Un pot décoré par le fiston et malencontreusement cassé a repris du service avec quelques écritures. J'ai délimité les diverses aromatiques par des petits "chemins" de terre cuite cassée et les coquilles St Jacques délaissées après les repas de fêtes ! Je ne les ai même pas nettoyées après leur usage culinaire (mission impossible quand le contenu est gratiné et coincé dans le creux) mais juste laissées dehors dans un coin : les bébêtes s'en sont chargées pour moi.


Entre deux plants "officiels", voici mes "culs de poireaux" ! Ceci est un essai inspiré de pratiques croisées sur le net, à voir ... il semble que le trognon de poireau maintenu humide (dans l'eau, mais moi je les ai mis en terre et ils seront arrosés avec le reste du potager) puisse repousser un peu du centre : c'est toujours bon à prendre même si on ne compte pas dessus pour se nourrir entièrement ! 


Cette année, je tente le paillage puissance mille au pied des tomates. Je ne pratiquais pas faute de matière disponible, mais je me suis dit cette année que, tant qu'à y passer de l'énergie, autant que ça paye vraiment. L'année dernière j'ai été impressionnée de la vigueur des pieds de tomate (parfaitement bios) de mon voisin qui avait paillé avec quasiment 20cm d'épaisseur de tonte ! Partis 15 jours en pleine canicule, l'arrosage de leur potager était à peu près inutile. 
Nous, n'avons pas beaucoup de tonte car notre tondeuse fait du mulch (j'ai récupéré quelques "paquets" séchés au sol au râteau), mais avec les enfants nous avons repéré une parcelle de coupe en forêt, et récupéré dans de grands sacs les écorces qui avaient été broyées sur place. Nous avons fait des aller-retour sacs au dos (sous le regard interrogateur des voisins nous voyant passer !) et il en faudrait encore ! Affaire à poursuivre donc.


Le composteur ayant été vidé, nous nous sommes rendus à l'évidence : ce bac en plastique acheté il y a 15 ans était hors service (plastique plié et cassé par endroit). Nos 3 garçons se sont emparé du projet : ils ont débroussaillé un coin envahi de ronces et de cerisiers sauvages, aplani le sol, charrié de grosses pierres, et monté ces 2 murets contre le mur mitoyen avec le pré voisin. Notre compost est désormais un vulgaire tas à l'ancienne, mais je ne suis pas une dingue des techniques de pointe du compostage : pour moi, c'est avant tout un plan B par rapport aux poubelles, et si au bout de quelques années on peut aussi piocher dedans tant mieux, mais je ne compte pas dessus. A droite du muret (celui du centre de la photo), je balance cendres du poêle et crottin des poneys voisins glané au fil des semaines, je laisse sécher et j'utiliserai le tout selon les besoins ...


Paillage maximal aussi sous les framboisiers : après avoir étalé une couche de crottin, on a récupéré les feuilles séchées sous nos buissons, ça fait une belle couverture ! Les framboisiers sont 100% récup : une collègue m'a donné quelques pieds il y a 10 ans, et chaque année je dégage de l'espace en bout de ligne pour laisser les rejets grignoter de la place peu à peu ... patience et longueur de temps ...


Une arrivée de cette hiver : les petits bouts de saule (chutes tombées au sol lors de l'atelier vannerie auquel j'ai participé), plantés dans un coin, ont repris, et d'ici quelques années, j'aurai sous la main ma matière première de vannerie !


 Les pêchers donnés par des voisins, se portent pas trop mal grâce à l'astuce d'une autre voisine ; les coquilles d'oeufs suspendues dans un filet évitent vraiment la cloque.


Patience patience ... c'est tellement vrai pour cette sauge plantée il y a 14 ans et qui fait des fleurs pour la 1e année !! 


Pour finir, une verveine bouturée par mon papa voisine avec des coquelicots venus tout seuls s'installer au pied du mur de la maison que nous négligeons toujours de désherber ... finalement, ces fleurs de rien sont un vrai bonheur !

samedi 18 janvier 2020

jeu de Twister maison

mais qu'est-ce ?!
...
Ceci est un des (trop) rares cadeaux faits maison cette année ...

Il s'agit donc d'une copie du jeu Twister : un jeu où l'on doit poser mains et pieds sur les ronds de couleur, en "s'enjambant" mutuellement pour réussir à suivre les consignes qui tombent au fur et à mesure du jeu.

On a adapté un peu le matériel en fonction de ce qu'on réussissait à fabriquer : là où le jeu officiel dispose d'une roulette unique qui désignera d'un seul mouvement quel membre doit aller sur quelle couleur, on a réalisé des jetons à piocher dans un petit sachet (une couleur d'un côté / un membre de l'autre)


Le tapis a été peint à la peinture acrylique (un peu sèche au fond des bouteilles, on a bien galéré à l'étaler sur le tissu !), sur un vieux drap en coton découpé aux mesures voulues : 110x170cm.


Je n'ai pas eu l'occasion de le voir utilisé, mais je pense que je referai ce bricolage (avec un peu de couture dedans, mais pas grand-chose !) pour nous à la maison car j'imagine que les parties doivent être assez animées !


jeudi 10 janvier 2019

protège carnet de santé (ENCORE !!!)

Concept pas nouveau pour deux sous, par ici ... ce protège-carnet de santé a été un cadeau de Noël pour la dernière nièce née, les parents (surtout la maman !) ont apprécié l'idée et l'objet. Il a été réalisé sur idée de miss A (chez nous, chaque enfant tire au sort le nom d'un cousin à qui offrir un cadeau de Noël, pour éviter de démultiplier les cadeaux).
De fifille à fifille, donc, un cadeau bien rose et bien fleuri !!


Une petite astuce qui peut servir aux couturières récupératrices : le ruban est un ruban de récup de Pâques, de ceux qui sont armés de fil de fer fin (ou un fil de nylon rigide) pour donner une forme aux gros noeuds. Autrement dit, un ruban qui, en l'état, n'est pas très maniable en couture - sauf si on enlève le fil de fer / fil de nylon ! Il suffit de dénuder l'extrémité du ruban en effilochant un peu les fibres pour faire apparaitre le fil rigide, puis on tire dessus jusqu'à l'enlever totalement. Et on obtient un ruban bien souple dont on fait ce qu'on veut en couture !


mercredi 18 juillet 2018

bébé rose

Pour le baptême de sa cousine, miss A a cousu une petite tenue, motivée par un livre nouvellement arrivé à la maison : "Vêtements de bébé à coudre" de Sylvie Blondeau.

merci Géraldine pour l'adorable coupon à fleurs roses qui a trouvé un magnifique usage ici !

A première vue, ce livre me semblait vraiment très bien ; mais au moment de passer à l'action on a pu constater plusieurs faiblesses. J'ai même été réellement étonnée par ces points faibles qui ne me semblent pas du domaine de la fatalité mais d'un vrai manque de tests après la conception des patrons. Etrange quand on lit que l'auteure est une professionnelle ...


Les gabarits utilisés ne comportent aucun réel défaut (encore que, j'y reviendrai) : le 6 mois choisi semble tout à fait pertinent par rapport à la taille du bébé réel, et les formes étant simples ne sont pas difficiles à assembler.
En revanche, voici quelques points qui sentent un peu l'amateurisme ...

pour la tunique :
-le biais d'encolure (que nous avons choisi sous forme d'ourlet rapporté visible contrairement au patron) + les bretelles sont faits en de nombreuses étapes alors qu'il aurait été très logique et visuellement plus satisfaisant d'avoir un seul et même morceau formant encolure et se prolongeant en bretelles.
-les marges de couture proposées ne sont pas très précises (1cm demandé partout) car en théorie, dans une zone qui comportera du biais à cheval, on n'ajoute pas de valeur de couture ; et pour un ourlet on demande plus qu'1cm !
-nos bretelles faites selon le gabarit donné ne ressemblent pas à celles de la photo, bien plus larges. Cela ne change strictement rien à l'usage du vêtement, mais c'est un peu perturbant pour un débutant de ne pas pouvoir confronter sa réalisation au livre.

pour la culotte :
-la même base sert pour une culotte et un pantalon, les patrons sont clairs mais dans le livre on navigue un peu pour trouver le tuto correspondant ...
-et surtout surtout, le pantalon est coupé grosso modo en 1 pièce principale (qui fait la face avant et tourne sur les 2 côtés des jambes) qui va s'attacher derrière avec une sorte de rectangle permettant de donner le volume de la couche : or les explications pour former l'entrejambe sont vraiment sommaires, le dessin technique du livre pas explicite, et on se retrouve avec un excès de tissu dont on ne sait pas quoi faire.

Ces quelques points ne nous ont pas du tout empêchées d'arriver au bout, mais miss A seule était un peu perdue alors qu'elle est quand même une "débutante +", si l'on peut dire.

Bon, au final, aucun regret sur le temps passé à cet ouvrage : le résultat est franchement mignon, et a beaucoup plu aux parents. Et la miss était très contente d'elle (et moi fière d'elle !).

lundi 8 janvier 2018

kit gravure pour enfant

C'est bien connu, les enfants adorent faire comme les parents.
Donc quand on dessine, ils dessinent, quand on coud ils cousent, et quand on grave ... euh ?! ça fait un peu peur, là, non ?! Les gouges bien coupantes dans les petites mains ?!

Et bien, en fait, au moment de la chasse aux idées cadeaux, j'ai découvert chez Oxybul ce coffret spécial gravure pour enfants. Du haut de ses 10 ans et demi, n°3 a donc reçu cette jolie boite. Il était totalement ravi à l'idée de faire comme moi !

Et quand on ouvre, qu'est-ce que ça donne, alors ?


La boite contient :
-un livret aux explications totalement sommaires (3 schémas en tout et pour tout ... cela dit la gravure est plus une question de pratique que d'explications)
-2 gouges : une remarquablement fine, une plus grosse
-4 blocs de gomme pré-dessinés, dimensions 10x6cm approximativement (je ne les ai pas sous les yeux)
-une série de 3 encreurs, l'encre est lavable à l'eau, semble-t-il
-des cartonnettes format petite carte postale, aux bordures ornées de frises colorées, destinées à l'impression des motifs


Il est bien noté sur le livret que la supervision d'un adulte est nécessaire - encore faudrait-il ajouter un adulte initié ! Je ne suis pas sûre que quelqu'un n'ayant jamais pratiqué songerait aux conseils de sécurité de base (jamais de doigts devant la gouge ! même si on a parfois l'impression que la main en question est loin devant, ou bien lorsqu'on se laisse aller à déplacer sa main au fil du travail). Donc c'est bien utile d'être présent à côté de l'enfant et de lui dire et redire : attention à ta main !

De fait, la gomme est bien molle et il y a peu de risques de ripper, mais je pense que si l'enfant devait y prendre goût, c'est nécessaire d'instaurer tout de suite les bonnes habitudes.

avec un gros plan sur les ongles noirs de l'enfance !!

Les 4 dessins proposés sont d'inspiration un peu ethniques : des animaux et formes géométriques. Mon n°3 n'a eu aucun mal à suivre les lignes, mais je pense qu'il fait partie des enfants habiles avec les travaux manuels, il aime beaucoup ça. Je ne sais pas si ce sera le cas de tous les enfants.
Il pense utiliser les cartonnettes proposées pour faire ses invitations d'anniversaire.

La gravure proposée est en négatif : on creuse les lignes, il ne s'agit pas de les laisser seules visibles à la fin (donc c'est plus facile).
Par contre, on pourrait trouver dommage qu'il n'y ait pas une plaque de gomme vierge pour faire ses propres dessins. Mais j'ai vu en magasin de loisirs créatifs que des plaques similaires étaient vendues depuis peu. Et, pour jouer les radins, je pense même qu'on doit pouvoir graver l'autre côté des plaques si l'on ne creuse pas trop profondément le premier côté (ce qui a été le cas pour nous).


Conclusion : un coffret qui vaut vraiment la peine si l'on pense pouvoir être un peu présent pour les premiers pas de l'enfant destinataire (et bonne nouvelle : si cette pratique se démocratise, on trouvera peut-être plus facilement le matériel même au fond de la province !)

mardi 24 octobre 2017

faire du papier artisanal

Ce n'est plus bien de saison que ces activités un peu salissantes (à faire dehors de préférence !) mais je vous en avais parlé il y a déjà un moment, il fallait bien que je me mette enfin à vous montrer comment on a fait ce papier !


Tout d'abord, on réunit et on déchiquette grossièrement les vieux papiers qu'on souhaite utiliser : tout peut faire l'affaire, nous on a préparé un bol de papier de soie rouge/orange, un bol de papier imprimé (vieilles photocopies), un bol de papier de soie marronnasse (emballage de chaussures !). Chaque tas de petits morceaux (2x2cm très approximativement) a été mis à tremper dans de l'eau, bouillante, ça va plus vite pour ramollir le papier.


Après bon trempage (on peut laisser les petits papiers aussi longtemps qu'on veut ! une nuit, une journée ...), on les a mixés au mixer plongeant, dans leur eau de trempage. Attention, ça risque de gicler sévèrement !! Bonjour les taches avec la teinture du papier de soie rouge !!

On obtient une bouillie épaisse. Si le papier est très fin, c'est homogène comme un potage, sinon il peut rester des mini-morceaux sur lesquels on peut même apercevoir les traces d'écriture précédente, mais ça n'est pas gênant, ça n'en apportera que plus de caractère au futur papier.


Ensuite, on a apporté tout notre matériel dehors sur 2 tables : l'une contient un grand bac plastique avec de l'eau claire, nos pichets de pâte à papier, les tamis pour faire les feuilles de papier, une bassine d'eau pour se rincer les mains ou autre.


Sur l'autre table, une première planche (blanche, en bas de la photo) couverte d'un premier chiffon de tissu mouillé. On déposera dessus une première feuille de papier (voir ci-dessous) qu'on recouvrira d'un autre chiffon mouillé, etc sur plusieurs couches. Prévoir donc un bon stock de chiffons à mouiller au fur et à mesure, de taille suffisante par rapport au format du papier (va dépendre de votre tamis). On voit aussi sur cette table une 2e planche (marron, au-dessus de l'autre planche).


Avant de poursuivre, revenons sur la question du tamis : j'ai fabriqué le mien de façon bidouillée, et incomplète. Dans l'idéal, on construit 2 cadres en tasseaux de mesures semblables, et on tend l'un d'eux seulement d'un "grillage" (toile au tissage très espacé, de récup pour moi). Vous voyez ci-dessous mon grillage textile tendu par de simples punaises - ça durera ce que ça durera !


Le principe est ensuite de vider dans l'eau claire une quantité de pâte à papier, on mélange (les fibres de papier se dispersent dans l'eau). On plonge ensuite le tamis rapidement, et on le ressort de l'eau bien horizontal, il conserve quelques fibres pendant que l'eau s'évacue. La première fois que j'avais fait ainsi, tout fonctionnait bien, mais cette fois j'ai regretté l'absence du second cadre. Il faudrait le poser sur le premier cadre grillagé, afin de bien retenir les fibres dans le geste de la remontée. Dès que l'eau est évacuée, on peut le retirer : le cadre grillagé a retenu une bonne petite épaisseur de fibres.
Il ne faut pas être trop lent à la remontée pour que la couche de fibre soit homogène.


Ci-dessus : on approche le cadre garni du chiffon mouillé, puis on le claque d'un geste rapide sur la surface chiffon. Les fibres se dégagent du cadre pour tomber sur le chiffon.


Si l'on aperçoit que des fibres restent accrochées au cadre par plaques, on peut les faire tomber en frottant le "grillage" :


Si l'on veut un papier très épais, on peut répéter les opérations 2 fois ou plus, en essayant de bien viser sur la première couche de papier tombée. Sinon, on couvre directement d'un chiffon mouillé :


On peut empiler ensuite encore quelques feuilles de papier (4-5), toujours intercalées de chiffons mouillés, avant de finir le sandwich par un dernier chiffon et notre 2e planche sur laquelle on presse un maximum : manuellement ou avec de gros poids.


On enlève ensuite notre sandwich de papiers/chiffons. Nous l'avons étalé sur l'herbe ! Il suffit de quelques heures d'égouttage pour pouvoir manipuler l'ensemble : soit détacher chaque feuille et chaque chiffon si c'est vraiment sec, soit séparer quelques couches encore très humides pour accélérer le séchage. Le lendemain, tout était sec. Les feuilles un peu tordues se remettent à plat sous un gros livre.


Voyons maintenant quelques variantes pour décorer les papiers :


On peut parsemer quelques pétales, graines, morceaux de végétaux, mais aussi déchets de laine ou fils colorés, petits confettis de papier coloré ... ces apports peuvent être inclus entre 2 couches de papier ou juste posés, puis pressés (cela suffira bien souvent à les incruster dans le papier, sauf s'ils sont trop épais et coriaces).


Nous avons aussi préparé des gabarits ronds (rondelles de verre plastique) qu'on a posé sur une première couche de papier (encore sur le tamis), pour verser ensuite dedans à la cuiller un peu de pâte à papier d'une autre couleur.


Enfin, on peut teinter la pâte avec des pelures d'oignon ; en laissant tremper les petits morceaux (au début) dans des jus de légumes ou eaux de cuisson colorés ; avec de la gouache ... Il n'y a vraiment aucune limite !

Amusez-vous bien !

Et, à part la réalisation du cadre qu'il faut anticiper (mais je crois que cela s'achète tout fait), tout est fait de récup, alors il n'y a pas grand-chose à perdre à ces expérimentations !!

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