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lundi 18 août 2025

boléro-dingo

Il y a très longtemps, j'avais acheté un coupon improbable : fond noir, fils de laine "collés" dessus. Il était temps de l'exhumer des tiroirs pour tenter d'utiliser un peu mes stocks.
J'avais aussi 2 mini coupons de lainage noir, chacun a donné 1 manche !


Le coupon principale (je n'avais pas bien regardé à l'époque) était en fait une sorte de jersey. Donc j'ai choisi de doubler le corps avec un tissu chaine et trame pour éviter les déformations.


Il me restait un petit bout de voile de coton parfaitement dans les couleurs ! La couture, contre toute attente, n'a pas été très compliquée, le tissu aux fils de laine n'a pas posé problème. Quelques boutons de nacre, un biais de couleur plutôt neutre pour les finitions, et voici la veste qui ne passe pas inaperçue !


Patron : boléro du magazine Coudre c'est facile n°2. Manches allongées.


 

mardi 26 juillet 2022

crêpe-lirette

Vous connaissez les crêpes Suzette, connaissez-vous les crêpes lirette ??


C'est une spécialité du fond de nos campagnes qui se réalise avec des restes exclusivement.


Elle est de préférence multicolore, mais en fait, on prend bien ce qu'on trouve !


Les miennes sont donc l'occasion de valoriser les chutes de jersey dont je ne fais rien (déjà un grand coupon me donne du fil à retordre à coudre, alors les chutes ce serait du masochisme de les passer à la machine à coudre). Je suis partie d'environ 3 poignées de chutes de jersey, qui m'ont donné 10 mètres de tresse !


Coupées en bandelettes irrégulières, tressées puis cousues en tournant, ces chutes deviendront des crêpes protège-poêles très pratiques !
J'ai dû les coudre à la main car ma machine renâcle vraiment sur le jersey, mais je sais que certaines le font au zigzag machine.

J'ai utilisé l'intégralité de mes restes de jersey, et je suis bien contente : j'ai fait un peu de place parmi mes "rebuts honteux" et obtenu des objets dont j'ai vraiment l'utilité au quotidien.

J'aurais presque envie d'attendre d'avoir un nouveau gros tas de restes de jersey pour faire un tapis-paillasson entier ... Je suis peut-être la seule, mais je trouve ces assemblages de couleurs en tresses plutôt jolis !
 

jeudi 13 mai 2021

le tish tout simple

Parce qu'un jour, les cours de danse reprendront (je suis au bout de ma patience, là !!!!), j'ai cousu un tee-shirt à la forme parfaite pour moi, sur le même "patron" que le premier.


J'avais depuis longtemps en tête l'idée de combiner rayures et uni, histoire de ne pas refaire exactement le même (à rayures) que la première fois. Pour l'uni, c'est un tee-shirt mal-aimé par monsieur qui m'a servi ! Il était au "bac à recyclage", avait bien peu servi et était d'un jersey de bonne qualité : il a remporté sans tergiverser les élections !


Quant au dos, il est "décoré" d'un rond un peu parachuté, car bien évidemment c'est une fois la couture péniblement terminée (le jersey et ma machine ne sont pas trop copains) que j'ai vu que le tissu à rayures avait un mini-trou ; d'origine ... quelle bécasse je suis ! J'ai camouflé tant bien que mal (plutôt mal que bien d'ailleurs puisque la couture gondole - mais je pense qu'après quelques lavages le gondolage disparaitra)

Et malgré l'absence honteuse de repassage, ce tee-shirt que j'ai montré sur mon compte Instagram a eu un vrai petit succès ! Incroyable quand on sait le peu de temps et de réflexion que j'ai mis dedans !

A moi les "douze" cours de danse par semaine, maintenant !! (enfin ... bientôt, bientôt !)



dimanche 21 février 2021

stock de culottes

 

Comme les précédentes cousues me conviennent bien, et que les dessous du commerce que j'avais par ailleurs commencent à se faire vieux, j'ai réutilisé le patron qui va bien pour remonter mon stock de culottes.


Les petits bouts de jersey utilisés sont des morceaux donnés par ma grand-mère, je ne suis même pas sûre qu'elle avait elle-même acheté ce tissu ... je penche pour des vieilleries données de main en main depuis longtemps !


Le motif marin enfantin m'amuse bien ; ça me fait des culottes "Petit Bateau", haha ! L'autre tissu aurait fait un magnifique tee-shirt dans les années 80.
Pour le gousset, je me suis amusée à reprendre une chute d'un tissu déjà utilisé - mais malgré la révision récente de ma machine, j'ai galéré quand même. Je crois que, défitivement, les jersey contenant le plus d'élasthane sont une plaie à coudre ; contrairement aux jerseys tout coton.


Ce qui me plait dans ce modèle, c'est que je n'utilise que le jersey et pas d'élastique spécifique pour la lingerie : la bande de taille se fait dans une bande du même tissu (selon les instructions du patron) ; dans laquelle on peut si on veut glisser un élastique large -mais je ne le fais pas, ça n'est pas utile et c'est plus confortable. Et pour les tours de cuisse, je me contente d'un repli zigzagué (je crois que le patron préconise de coudre de la laminette mais ça me va bien comme ça)


Pour cette dernière culotte, j'ai néanmoins fait le test d'utiliser l'élastique d'une culotte du commerce dont le tissu était mort, mais l'élastique toujours en forme. Je l'ai étiré jusqu'à atteindre la taille de la culotte, et la couture (certes visible car j'ai toujours la flemme de changer de fil !!) est propre.

Voilà un patron (pdf) acheté 2€ et bien rentabilisé !! Et je pense que lorsque les premières culottes arriveront en bout de course, il sera de sortie à nouveau !

mercredi 1 avril 2020

test de culottes

Dans la série couture de jersey, après le legging, j'ai aussi pesté sur la série suivante : les culottes !

On arrive bien bas en terme de glamour, c'est vrai, mais cette fois, j'ai atteint un Graal : pouvoir porter une tenue home-made de la tête aux pieds en passant par le postérieur ! Et même si les chaussettes sont tricotées par d'autres que moi.


Patron : culotte-boxer Madame Marla - studio Schnittreif - acheté 2€ sur Makerist en soldes (il y en a souvent)
Taille : M (le patron va du XS au XXL)
Tissus : chute de mon legging, chutes de tissus bleus récupéré en ressourcerie (reçu en cadeau dans une "box" de matériel créatif)

Le patron propose des variantes selon l'emplacement des coutures : 
-1 dos / 1 devant et couture latérales
-2 demi-dos rejoignant un devant plus étroit qu'on peut faire contrastant
-et tous les combinés qu'on peut créer en plaçant les coutures où l'on veut en fait !
-sans compter les variantes possibles à la taille : élastique rapporté, ou coulisse avec élastique caché, ou juste une bande un peu étirée du même tissu

J'ai fait au plus simple, et selon la taille de mes chutes.

Mes coutures sont laides et gondolantes car je n'ai jamais réussi à trouver les bons arrangements d'aiguille, de points, de fils, mais enfin, c'est complètement portable. Le confort est absolu : pas d'élastique qui boudine ni à la taille, ni aux cuisses (où se trouve un simple ourlet surjeté à la machine à coudre), un tissu juste élastane ce qu'il faut, une forme montante à mon goût.

Alors oui, en photo à plat comme ça, ça peut faire grosse culotte de mamie, dans des motifs plutôt improbables ! Mais en vrai, c'est pas si moche, non non ! S'il faut vraiment une photo portée pour le prouver, et visualiser la hauteur, voici :


Malgré mes déboires de couture, je suis super contente d'avoir le bon patron pour coudre une nouvelle pièce ô combien indispensable, bien que modeste, d'une garde-robe !



jeudi 26 mars 2020

legging punk mais pas trop

J'aime porter des jupes et robes, et j'adooooore les collants fantaisie ! Le seul souci étant que jupe/robe fantaisie + collants fantaisie = souvent un peu trop de fantaisie.

Bref, concernant les collants fantaisie, je n'en trouve pas tant que ça dans les magasins - même si je sais qu'on en trouve sur internet.
J'avais donc dans un coin de tête l'idée de coudre mes propres collants/leggings, et c'est le hasard qui m'a fait tomber sur un coupon de jersey élastane pas cher, et ainsi donné le coup de pied aux fesses pour m'y mettre !

dans cette tenue, 3 éléments sur 4 sont home-made !
(mini-pull, jupe dont j'ai viré les oreilles, legging)

J'ai cherché un patron gratuit (tant qu'à faire dans le pas cher !) et suis tombée sur celui-là. Difficile de se faire une idée uniquement à base des photos de présentation ou du patron lui-même, mais j'ai tenté ...

D'abord, l'impression n'étant pas guidée, j'ai tenté d'imprimer au format Letter US et bonne pioche ! c'était ce qu'il fallait pour obtenir les mesures correctes.
D'après le tableau de mesures (en pieds et pouces), j'ai choisi une taille M : à l'usage du legging, ça colle à mes mensurations (même si vous noterez quelques plissouilles aux genoux sur les photos).

raccords carreaux impossibles : le tissu n'était pas imprimé selon le droit-fil
verdict : je m'en fiche !

Enfin, l'indication des marges de couture -incluses ou pas- n'étant pas clairement notée, j'ai coupé mon tissu à ras le patron en me disant que le tissu élastique devrait pardonner. Finalement, en relisant l'article de l'autrice du patron, il me semble qu'une de ses phrases pourrait signifier que les marges d'1cm de couture sont bien incluses. De fait, l'ourlet du bas des jambes (1cm) est inclus, de même qu'un revers de 4-5cm pour créer une coulisse à élastique à la taille. Du moins pour ma stature qui est la même que celle de l'autrice (1m65 - je suis allée rechercher la conversion en pieds et pouces là aussi !)

version "sport" possible (oui oui, on y croit !)

N'ayant pas de surjeteuse, j'appréhende toujours un peu la couture de la maille à la machine à coudre. Là, j'ai cafouillé un peu : j'avais choisi une aiguille à jersey fine (70) pour ce tissu fin mais le fil ne cessait de casser (tous les 5cm !). J'ai essayé une aiguille 80 et cela a résolu le problème.
Les coutures latérales et entrejambe sont cousues au point élastique de la machine (en forme d'éclair). Et j'ai innové en utilisant les points overlock pour les ourlets : ça va trop bien !
J'ai glissé un élastique large dans la coulisse de taille, c'est top confort par rapport aux leggings du commerce toujours trop serrés à mon goût.




En attendant d'en coudre toute une kyrielle, Berthe-aux-grands-pieds vous salue bien !!!



samedi 28 décembre 2019

brassière Tami

Mon mot d'ordre ici a toujours été : "pas d'états d'âme et pas de militantisme" dans mes articles (cela dit j'aime beaucoup les partages militants ailleurs !).


Aujourd'hui, je fais pourtant une micro-trahison à mon principe pour partager cette question : le féminisme est-il soluble dans l'écologie ?! Ou plus exactement dans mon cas précis : quelle quantité d'énergie passer au quotidien dans l'écologie pratique vs dans la création ??
Je n'ai pas la réponse et cela me tracasse ...
En attendant, la balance penche du côté "vert", et pas beaucoup du côté fantaisie créative ...

D'ailleurs, j'aimerais bien savoir où est votre curseur à vous pour naviguer entre "changer le monde" et "suivre sa personnalité (artistique, ou sportive, ou ...)". Si vous avez un critère ultime qui vous permet de vérifier l'équilibre de la balance. Un argument qui rend tolérable de s'arrêter en chemin alors qu'on sait qu'on pourrait aller plus loin...




Bref, c'est pour ça que, en décembre, je n'ai cousu que cette misérable brassière Tami, en 30 minutes chrono y compris trouver la chute de taille suffisante et changer l'aiguille cassée laissée par fifille après sa dernière session couture.
Trente minutes avant d'aller l'utiliser, bien sûr.

Même si (dans une optique de réduire mes besoins, ou plus exactement, de me questionner sur mes besoins réels) je ne porte plus de soutien-gorge depuis plusieurs années, j'avais envie de me coudre cet accessoire pour les séances de sport où je ne me sens pas à l'aise sans. Le but n'étant pas le soutien mais plus l'esthétique.
Bref, pour un premier essai, j'ai choisi un patron gratuit. Je n'ai pas suivi les instructions (j'avais si peu de temps qu'il était hors de question de rallumer l'ordi pour regarder !!) donc mon résultat n'est pas conforme à la proposition "officielle" ! J'ai coupé 2 fois la pièce du patron (j'ai fermé chaque pièce en rond, couture dos, puis assemblé les 2 "cercles" obtenus), du coup ma brassière est doublée et sans élastique sous poitrine. Les bretelles sont insérées entre les 2 épaisseurs devant, et cousues sur le bandeau fini, au dos, après un rapide essai pour visualiser l'endroit.
Les bretelles sont tout sauf "pro" ! Ce sont de simples lanières de jersey coupé à cru, qui roulottent spontanément.
Bilan après quelques portés : confortable, sans aucune restriction ! Mais un très léger chouïa trop large (j'aurais pu prendre une demi-taille en dessous), cela étant dû à mon jersey de récup bien mou (au bout d'une séance de sport, il se distend un peu). Mais le rapport investissement tissu-temps / rentabilité est optimal !

l'encolure est assez couvrante sur moi ... je verrais bien la décliner en tee-shirt
(ok, faut réussir à l'imaginer !)

En fin de compte, je n'ai cousu que cette misérable brassière Tami, mais c'est presque un acte militant à soi tout seul ! (zéro achat : patron, tissu, accessoires lingerie éliminés ; sans parler de mon rapport aux soutifs en général)

Alors finalement, peut-être que création et militantisme peuvent aller de pair ?

dimanche 22 septembre 2019

tee-shirt utilitaire

Parfois, on a beau coudre depuis des années, on achète dans le commerce un truc qu'on pourrait tout à fait se coudre soi-même, sans réfléchir ; puis on (re)découvre que, décidément, on ne peut plus se fier au prêt-à-porter quand on a connu le sur-mesure !

C'est ce qui m'est arrivé avec mes tenues de sport : je me suis dit un peu bêtement que, sans doute, les matières "spécial évacuation de transpiration" devaient être un vrai plus par rapport à ce que je pouvais coudre à la maison. Lorsque mon précédent tee-shirt était devenu tout mou et difforme, j'avais donc investi dans un tee-shirt de danse relativement basique de chez Decat' ... Tout ça pour découvrir que la matière "évacuation de transpiration" ne me convenait pas du tout (tellement synthétique qu'en fait je transpire encore plus !)


Bref, sur ces détails hautement glamour, je conclurai donc que c'est bien la dernière fois que je me fais avoir (malgré toute ma méfiance habituelle) par les arguments à la noix de cette société de consommation !
Enfin, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, puisque d'une part le fameux tee-shirt-pas-totalement-confortable continuera à être porté, et que d'autre part il m'a servi de base pour réaliser mon nouveau tee-shirt-à-moi ! En effet, j'aimais bien son ourlet "high-low", ses mini-mancherons, et sa forme globale ample mais pas trop patate.


Plus simple tu meurs ! La forme pas trop près du corps m'a permis de reporter un vague patron sur papier sans trop m'embêter avec des mesures exactes (car un vêtement en jersey déjà porté et lavé vrille immanquablement au niveau des coutures !).
J'ai utilisé un reste de grand coupon de jersey (déjà utilisé pour un tee-shirt Plantain). Je crois que ce n'est pas du 100% coton, mais c'est déjà mieux que le jersey en pur poil de pétrole du tee-shirt Décat' !


Je ne suis pas du tout une pro de la couture de jersey, je n'ai pas d'aiguille double pour coudre les ourlets ; mais pour l'usage sportif, c'était bien suffisant de coudre au point élastique les assemblages, et au zig-zag les ourlets. Je ne me suis pas embêtée non plus à faire des raccords de rayures sur les côtés. L'ensemble des opérations (du report d'un patron à l'essayage final) m'a pris 2 heures. Soit à peine plus que le temps de faire les 2x35 km d'aller-retour au magasin et l'achat !


Mais "couture simple" ne signifiant pas "absence de fantaisie", j'ai fini l'encolure avec une chute de jersey différent mais assorti - petit détail que personne ne verra, sauf peut-être pour remarquer que ça a vrillé en route !


Me voilà bien contente de mon tee-shirt maison, qui aura autant de petits frères que nécessaires à l'avenir maintenant que le "patron" est validé ! (Je songe déjà à en coudre d'autres en combinant des restes de jersey aux couleurs variées pour un résultat visuellement plus amusant qu'ici)

vendredi 7 juin 2019

un grand pas pour la femme, un petit pas pour la Terre ! (les SHL)

OK, ce projet est anti-glamour, anti-blogueux et anti-"modernité" ... diront certains ...

Mais alors que chacun essaye (ou devrait essayer ?!) de faire son petit geste de colibri, il est temps de se mouiller un peu et de sortir du blogueusement correct, pour assumer pleinement son engagement écologique.
Donc, oui, j'ai cousu des serviettes hygiéniques lavables. Pour moi, et pour ma fille, sur sa demande d'ailleurs.
Pourquoi des serviettes lavables, au fait ? Vous pouvez lire tout bien expliqué ici ou ailleurs ...


A peu près tout a été dit sur le net sur le pourquoi et sur le comment (plein de tutos variés sont trouvables).
Ma petite contribution à la cause se portera donc seulement sur le avec quoi, et une petite vérité pas agréable à entendre !


Parlons donc matériel.

Recyclage vs textile biologique ...
Vous me connaissez (ou pas), je préfère le recyclage à l'achat neuf - donc c'est le cas ici. Et cela fait tout autant de sens en ce qui concerne l'impact sur l'environnement. En effet, je sais que certains proposent d'utiliser des textiles biologiques produits sans polluer, mais utiliser un textile déjà fabriqué a un impact encore inférieur (et d'ailleurs, ne nous leurrons pas sur la gourmandise en eau du coton biologique !).
Et quant à l'inocuité du textile bio face à un textile lambda de seconde main ? Oui, le textile lambda se présentait au départ apprêté (= pas terrible pour la peau), mais ces apprêts ont très probablement disparu depuis longtemps au fil des lavages ... 
Bref, je choisis le recyclage.

J'ai donc utilisé :
-cotonnades et jerseys issus de vêtements bien portés et usés (morceaux coupés dans les zones non usées évidemment !) : extérieur de la SHL
-serviette de toilette en fin de parcours (rêche et grisée) : en 1 ou 2 épaisseurs pour la partie intérieure absorbante
-toile style parapluie trouvée en ressourcerie : pour la partie intérieure imperméable qui fera la barrière ultime au liquide.
-pressions à coudre à la main issues des boites à couture des grands-mères: pour la fermeture des SHL


Finissons sur la petite vérité pas agréable !

Coudre une SHL est à la portée des débutants : même s'il faut un certain degré de minutie dans les tournants (on peut d'ailleurs préférer des formes plus anguleuses, comme on en voit sur certains tutos), la netteté des finitions ne sera vue par personne, n'est-ce pas !
Par contre, coudre un set suffisant pour un cycle complet, c'est franchement la barbe !!! Couper X fois la même forme dans divers tissus, dont de l'éponge qui bouloche, du jersey qui bouge ou de la toile imperméable qui fait de l'électricité statique ... c'est déjà lassant !
Mais coudre les diverses épaisseurs (pas du tout rédhibitoires pour la machine, mais qui demandent de l'attention pour ne pas produire de décalage), en laissant une ouverture, retourner l'ensemble, fermer l'ouverture ; sans parler des pressions cousues main : on aime ça autant qu'aller se pendre !!

Bref, que les concernées utilisent des objets lavables plutôt que jetables ; c'est chouette pour la planète ! Mais qu'elles aient la flemme de les fabriquer elles-mêmes, on peut aisément le comprendre !

samedi 7 avril 2018

Arum étoilée

Est-ce la vieillesse maturité ? Moi qui n'avais jamais porté de vêtements noirs, voilà au fil des ans que mes pièces sombres se multiplient - elles ne sont pas mes favorites en tant que telles, mais je leur reconnais une portabilité dont je ne ressentais pas le besoin avant !
Après donc les gilets et pantalons noirs, voici la fameuse petite robe noire.


Celle-ci porte absolument bien son nom puisque, à voir les photos de la robe portée, j'ai pu constater ce que je n'avais pas perçu "en live" : elle est franchement courte ! Mais je la porterai malgré tout avec plaisir et des collants (!), ce que les photos ci-dessous n'illustrent pas (=flemme + journée printanière).


Quant au qualificatif de noir, il est nuancé par l'ajout d'un petit détail qui à la saison des fêtes aura toute sa place. Ces étoiles en flex thermocollé (merci Emilie !) finissent la robe, sans faire non plus trop trop festif, à mon humble avis.


On notera sur la photo de détail que j'ai fini l'encolure au biais, contrairement à la proposition du patron qui était une parementure - je n'aime pas ça du tout, ça rebique toujours et c'est casse-pied à couper et finir proprement.

Les petites étoiles me plaisaient bien, j'en ai donc mis aussi un peu au dos, pour une touche de fantaisie supplémentaire.



Et hop, dans la foulée, photo portée de dos : ce patron, que la plupart des habituées de la couture blogosphérique auront reconnu, est donc la robe Arum de Deer&Doe - encore une petite merveille de patronage typique de la marque, tant la couture est simple et efficace et le rendu flatteur.



Elle est un peu moins flatteuse de profil peut-être, mais c'est dû à ma morphologie et à ma posture sur la photo : elle ressemble un peu à un sac à patate ici, mais en réalité elle suit bien la cambrure donc le tombé est moins droit derrière que devant.


 Bref, je suis bien contente de ma petite robe noire multifonction, qui peut faire fête ou "quotidien amélioré" !


Pour résumer : 
patron Arum Deer&Doe
taille 40 pour un 38-40 du commerce
jersey lourd style milano, un peu extensible mais ferme
version longue raccourcie ensuite de 5cm (soit la version courte à peu près ?)

lundi 20 février 2017

la robe sac à patates

Ya des fois (en couture), on sent la mocheté arriver de très très loin, et pourtant on y va tout droit sans dévier d'un centimètre ! C'est bien ce qui s'est passé pour cette robe-là.
Pour ma défense, je n'ai pas eu totalement les coudées franches puisque du choix du patron à celui du tissu, c'est miss A. qui a décidé.


Elle avait trouvé en bibliothèque le livre Le Chic Parisien (collection Made in France, auteur Doline Dritsas) et eu le coup de coeur pour plusieurs modèles. J'étais bien moins enthousiaste (pour ne pas dire pire ...). 
Déjà, j'avoue que je n'avais jamais entendu parler de l'auteur, ni rien croisé d'elle sur la blogosphère couture, c'est donc toujours un peu risqué de se lancer dans une "marque" qu'on ne connait pas. Ensuite, les modèles ont beau être présentés avec des textes ronflants, ce ne sont ni plus ni moins que des basiques pas toujours bien flatteurs à mon goût (même sur les mannequins choisis pour le livre, ce qui est un peu un comble !). Enfin, les tissus du livre ne me plaisent pas du tout, ce qui rend toujours plus compliqué de se projeter dans les modèles.
Bref, la demoiselle porte son choix sur une robe ("Noémie") qu'elle voit déjà déclinée en 36 variantes pour toutes les saisons - malgré mon air dubitatif sur le potentiel sac à patates.


Et pour le tissu, comme on est à la saison plutôt froide, elle a opté pour une maille à Mondial Tissus (les modèles du livre étaient plutôt en tissu chaîne et trame).
Cette maille, c'est tout ce qu'on aime ! Molle à souhait, synthétique qui colle bien aux jambes, au tombé lourd idéal pour se retrouver d'une robe courte à longue en 1 journée d'usage, et pas si bon marché que ça (déjà au passage à la caisse, on sent le projet foireux qui te coûte un bras et t'oblige presque à aimer le résultat d'avance !) ... On a aussi opté pour une doublure antistatique sur toute la longueur, en viscose à bas prix, mais cela rajoute encore en poids de la robe. 
De même, la fermeture éclair à l'encolure dos, j'ai dit niet d'office : on a remplacé par une simple fente fermée par un ruban (et c'est pas la plus mauvaise idée sur l'ensemble, finalement)


il fait quand même bon être jeune et mince pour pouvoir porter
malgré tout le pire des sacs à patate sans alerter la police du bon goût !!

Et ensuite, vogue la galère (qui n'a jamais si bien porté son nom) : couper (va raccorder les rayures sur du mou pareil ...), coudre (ça gondole et fait de moches épaisseurs ...)

Et le verdict à l'essayage : toujours écouter son 6e sens couturesque qui vous faisait douter dès le début ! C'est un vrai bon sac à patate, au moins une taille trop grand : une partie de la faute m'en revient puisque j'aurais dû descendre d'office d'une taille pour de la maille. De même, miss A. ne mesure pas encore le 1m68 de la norme choisie par l'auteure (cette mesure correspond-elle vraiment à la majorité des femmes ??? j'en doute un peu ...) J'aurais pu découdre et raccourcir, mais dans ce tissu, c'est le trou assuré.
Par contre, le reste de la faute n'est pas de moi : le livre comporte un tableau de mesures numéroté en tailles 36, 38 etc ... et les patrons de la planche sont eux en S, M, L etc !! On a donc pris un peu au pif là-dedans !
Au passage, je signale aussi une erreur énorme qui perdrait un débutant : la pièce du devant était indiquée à couper en 2 parties (alors que bien évidemment, le modèle fini ne comporte pas de couture en plein milieu du devant !). Je ne me suis pas amusée à vérifier les autres éventuels problèmes des autres modèles, mais ça refroidit bien quand on remarque de tels problèmes de relecture.


Miss A. porte donc sa robe ceinturée, c'est moins pire, comme on dit. Et je croise les doigts pour qu'elle continue un peu sa croissance (et si possible vite) pour que la robe lui aille mieux tout en continuant de lui plaire !

Et moi de mon côté, je rends le bouquin à la bibliothèque vite fait, je l'oublie et je ne couds plus que des marques reconnues ou des modèles japonais qui ne trompent pas leur monde lorsqu'ils annoncent du sac à patate d'office !



dimanche 15 janvier 2017

col réversible

Je vous ai montré quelques cadeaux faits main pour les enfants, voici le 3e : un col réversible et ajustable pour le sportif de service (ici porté par moi-même !)


Un côté en velours ras extensible de couleur neutre, avec la coulisse pour passer un lien qui permet de resserrer le col tout près du cou (bonjour les reflets de la matière impossible à photographier sans avoir l'air floue) ...


Et un côté en simple jersey blanc à étoiles fluo (tissu sur lequel il avait curieusement fait tilt cet été !) qui permettra en outre d'être vu la nuit !

De la couture de base ... mais que j'ai réussi à rater comme une bleusaille, ce qui m'a fait découdre je ne sais combien de fois ce satané velours - et je n'ai jamais réussi à faire des boutonnières propres comme je le voulais dessus !

samedi 18 juin 2016

série jersey #2 : les utilitaires

Vous êtes prévenu(e?)s, rien de magnifique aujourd'hui, mais je suis ravie de ces 2 trucs vite bouclés (le bonheur d'avoir une vraie bonne machine à coudre qui avale le jersey sans broncher !) et bien pratiques.
Non, je n'ai pas oublié de mettre le vêtement voulu sur mon mannequin pour vous le montrer ! Ce que je veux montrer, c'est justement la housse !

de face, ma housse laisse transparaitre les boutons de réglage du mannequin
et elle flotte un peu à la taille mais j'avais la flemme de la reprendre
alors que ça ne change rien à l'usage !

Assez utile sur un mannequin réglable plein de jointures pas jolies et laissant entrer la poussière dans les interstices. Rien d'extraordinaire, mais c'est l'occasion de parler du petit tuto fait par Lauriane qui en 2-3 astuces permet d'avoir une housse bien ajustée (pas tout à fait comme moi, donc !) et assez nette. Plus jolie en tout cas que le bleu criard de départ.

de dos

Donc merci à elle, son article a été le coup de pied aux fesses pour que je fasse ma housse (qui sera lavée régulièrement, au lieu de voir mon mannequin s'empoussiérer et résister au chiffon pour cause de poussière prise dans les fibres de son revêtement). Je l'ai un peu "améliorée" ou du moins complétée par l'ajout d'une coulisse en bas qui permet de resserrer la housse et éviter à la poussière d'entrer dans le mannequin (le mien, bas de gamme, est ouvert largement dessous, et était plein de toiles d'araignées, la honte !)


Dans la lancée "cousons des trucs pas très beaux mais utiles" (et en jersey, rapport à l'aiguille haha !), j'ai bricolé dans diverses chutes et récup (le rouge vient d'un vieux tee-shirt) un grand tee-shirt/robe de nuit.


On ne parle donc pas d'élégance ici, mais c'est toujours mieux que l'ancien dont les coutures se défaisaient ! Et c'était une occasion d'écouler ce bout de jersey très "noëlesque" qu'on m'avait donné.


J'ai fait plus de découpes que strictement nécessaire (par exemple pour les manches) pour le plaisir d'expérimenter un peu le vêtement fait en patchwork de tissus.
Le patron est toujours le même (je ne vous ai pas tout montré au fil des mois, mais je couds tous mes "trucs-de-nuit" avec le même patron, cf ici !). C'est à dire la robe D du Stylish Dress Book 1.


... Et après ça, j'ai changé d'aiguille et cousu du tissu non jersey ;)


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