vendredi 10 février 2017

on joue - on crée ?

Si vous étiez là l'année dernière il y a 2 ans (mince, déjà ??), vous avez peut-être participé à mon petit jeu/concours d'art postal ...

la gagnante de la dernière édition : Mélanie-Fugitiva

Comme c'était vraiment chouette, j'ai envie de recommencer ... s'il y a des volontaires !
Voici les "conditions" de la chose, copiées-collées de l'autre fois :
-Comment on joue ? il s'agit d'envoyer (à qui ? à moi !) un ... "truc" décoré par vos soins : enveloppe, carte, objet non identifié mais envoyable ! Pas besoin de "s'y connaitre", utilisez ce que vous savez et aimez faire... et oui, je le confesse, ce n'est pas un "jeu sans obligation d'achat" puisqu'il faudra un timbre (mais c'est tout !!)
-Qu'est-ce qu'on gagne ? et ben, surprise ! je m'adapterai à la personne et ce que je sais d'elle (et si je ne la connais ni réellement ni virtuellement, je poserai peut-être quelques questions !)
-Pour l'adresse postale, soit vous l'avez déjà, soit vous la demandez par mail : papelhilo @ gmail . com
-Pour le délai (un mois) : les gagnants seront choisis parmi les "trucs" reçus le 8 mars (ou à peu près)

la n°2 : Lililila

Oui, je sais, il y a pas mal de flou artistique dans tout ça (combien de gagnants ? délai exact ?) mais on n'a pas besoin d'huissier de justice devant qui déposer une règle du jeu pour s'amuser, non ?!

mercredi 8 février 2017

a day in the life of the Ingalls family

Voilà l'espèce de sous-titre qu'aurait pu porter ma journée, ce jour-là - et ça m'a fait rire d'y penser !

Du coup, ce fut l'occasion d'un petit gribouillis du soir, et sur ce blog, d'une série de liens vers des recettes et astuces qui m'ont plu (note : cet article est rempli de blabla et ne mène pas bien loin ...!)



Pour tout dire, je suis un peu une rebelle en pantoufle : il suffit que la blogosphère (du moins un recoin) s'enflamme pour un truc pour que ça me semble suspect ... Ainsi de la "mode" du "zéro déchet" et autres "vie sans gaspi" ...

Je partage évidemment toutes les valeurs qui sont derrière. Mais quand on a des origines dans la terre et, plus généralement, parmi les gens modestes qui ont su transmettre leurs convictions, comme c'est mon cas (soit dit sans nulle gloriole puisque la naissance est bien l'affaire du hasard), on trouve que le zéro déchet est quand même bien un dogme qui réinvente l'eau chaude ... Quand depuis toujours un sou est un sou, qu'on use les chaussures d'aîné en benjamin, et qu'on ne jette rien qui ne puisse encore servir ... je trouve que tous ces discours revendicateurs sentent un peu le réchauffé, voire la bonne conscience achetée au prix du bruit qu'on fait autour. 
Mais bon, cette petite remarque acerbe ne me fait pas oublier que le résultat final est bien sûr positif pour tout le monde ! (je regrette juste le manque de distance qu'il y a parfois avec ce nouveau prêt-à-penser écologiste ...)

Ce jour-là donc, ça me faisait rire de penser comme mon cher et tendre aurait eu de bonnes raisons de se moquer de moi et mes lubies de vie saine ...  Bien sûr, il les soutient, fondamentalement ! Même s'il trouve que je me mets parfois la barre trop haut ... Bref, j'aurais fait une très bonne ambassadrice du zéro-déchet, du locavorisme, du bio et tout le reste !

Ce jour-là je ne travaillais que le matin, et je suis rentrée avec le stock de marc de café produit par les collègues les jours précédents, pour l'épandre au pied des végétaux du jardin. Le filtre va au compost où il se dégrade aussi bien que d'autres papiers un peu bruts.



Peu après, avec les enfants à midi, notre menu mettait à l'honneur des produits de saison : gratin de poireau, maïs (bon, issu d'une boite, ok) et tofu ; et pour rentabiliser à plein le four qui tournait, une grosse fournée de pommes au four pour le dessert et le goûter à venir.



Dans l'après-midi, après avoir pétri une fournée de 2kg de pain (farines bio de blé et de châtaigne locales achetées par 25kg au moulin du coin) et l'avoir laissé lever près de notre poêle à bois, j'ai filtré mon mélange eau/cendre mis à décanter quelques jours avant, pour obtenir une lessive à la potasse (testée en alternance avec ma lessive "verte" du commerce pour éviter le grisonnement du linge, pas vu de différence). Le reste de cendre mouillé part sous les plantes, lui aussi.
Ensuite, j'ai fait cuire dans ma grande et vieille gamelle achetée 1€ en brocante, une plâtrée de pommes de terre déclassées pour les poules, tout en récupérant les oeufs du jour.


Et enfin, nous avons avec les enfants préparé le repas du soir : une soupe de légumes (cette nouvelle recette testée ne nous a pas tellement convaincus, à vrai dire !) et un gâteau aux poires - et les pelures de tous les légumes sont parties dans une casserole d'eau pour préparer un fond de bouillon de légume à ressortir à l'occasion.


je vais vous décevoir : en vrai, je n'ai pas de soupière à la Ingalls,
on mange la soupe directement de la casserole à l'assiette !

Je vous ai épargné les peu esthétiques accessoires qui nous accompagnent désormais au quotidien : tawashi lavable et pain de savon de Marseille pour la vaisselle de tout cela. Et si je les mentionne, ce n'est pas pour faire -un peu plus- un étalage autosatisfait de notre comportement de "bons citoyens qui protègent la planète" (même si c'est parfois plaisant, au milieu de tous les doutes que l'on peut avoir, de se dire qu'on a trouvé des réponses qui nous semblent justes) mais parce que j'avais vraiment l'impression d'être devenue une Amish, huhu !!

(mais avant d'être dénoncée pour usurpation d'identité CarolineIngallesque, je tiens à mentionner que la semaine précédente, nous avons glorieusement mangé des raviolis en boite et des soupes en brique pour cause de réunions multiples ; et la grande miss nous a empesté la cuisine des vapeurs toxiques de ses cuissons de pâte Fimo, hum hum !!)

Et pour finir cet horrible pavé indigeste ... 
... c'est parfois bon de simplement savourer les détails de la vie qu'on s'est choisie et construite, celle qu'on a vraiment envie de transmettre à ses enfants !


...a day in the life...
note pour moi-même : ne pas refaire de photos en gros plan de mini-croquis,
on voit tous les défauts de ronds-pas-ronds et couleur mal posée !

lundi 6 février 2017

tissu détourné

Parce que "bip" ans, ça se fête ...
Parce que les invitations par mail, je déteste ça ...
Parce que les invitations imprimées maison, c'est plus joli en couleur - mais que je n'aime pas vider la cartouche de l'imprimante ...
Parce qu'ajouter un peu de texture au format ultra classique, ça permet de relever un peu le tout ...
Parce que ce tissu est joliment festif ...
Parce que j'aime passer des heures à ajouter la touche bricolo sinon c'est pas "vraiment moi" ! ...

Voici nos cartes d'invitation en papier et tissu collé (et bien sûr, il faut me croire sur parole quand je vous dis que les motifs sont issus de tissu collé, car on peut très bien penser que c'est le papier qui est ainsi)


Après avoir pondu le texte voulu, et l'avoir imprimé sur papier fort, on a apporté le détail coloré par un bout de tissu encollé sur tout "l'envers" de la carte, avec même un petit retour dans l'intérieur pour le rappel du motif. Encore une étiquette tracée à main levée sur papier coloré pour ajouter une dernière info sur "la couverture" ... et c'était prêt !

On n'a pas choisi de tissu de récup car le but était de vraiment prendre le motif qui va bien, mais ça pourrait fonctionner tout aussi bien !
L'idée de départ vient d'Aurélie, et sur ses conseils, j'ai utilisé de la vulgaire colle UHU en bâton (qui laisse quelques plis mais ça ne m'a pas chagrinée outre mesure) ; en plaçant le papier encollé sur le tissu plus large pour venir recouper à ras dans un deuxième temps.
Pas de problème de rétrécissement de tissu à signaler au séchage, le rendu me plait bien ! Les deux matières associées donnent une légère rigidité au tout qui convient bien, et la texture tissu est juste assez inattendue pour apporter de l'intérêt sans faire trop "keskecé que ce truc cousu dans ma boite aux lettres" !!

samedi 4 février 2017

le gilet sauvé du fond du placard

Hé, regardez la belle veste que je me suis faite ! En laine et tout et tout ! 


Ya du boulot, hein, pour toutes ces torsades et ces noppes ?!
Et ben, ouais, c'est moi qui l'ai faite, et en plus ça m'a pris environ trois quarts d'heure ! Je suis vraiment trop forte !

Hahahah !!
(Vous avez vraiment cru que j'avais tricoté ça, hein ?!)
Mais non ! La partie tricot, c'est ma petite mère qui l'a faite, il y a peut-être 30 ans (voire plus, aïe, j'ose pas demander tant ça va me vieillir !).


Le pull était destiné à mon père, du temps où la mode proposait aux hommes de porter des "chandails" collant au torse !
Plus tard, évidemment, le pull a quitté son armoire, et moi je le voulais bien, ce beau pull irlandais. Je l'ai porté un peu, mais même pour moi l'encolure était serrée et je n'avais pas trop plaisir à le porter, en fait.
Du coup, c'était couic un coup de ciseaux, ou détricotage (mais qui s'amuserait à ça de nos jours ??) ou rebut ...

Donc rebut pour rebut, je me suis lancée avec les ciseaux !


Je peux vous dire que ça m'a demandé des mois de motivation avant d'oser ! J'ai bien lu tous les tutos présents sur internet pour ce faire, mais même après avoir lu 20 fois que c'était trop facile, j'avais bien les chocottes de tout gâcher !
Donc j'ai passé un fil vaguement contrastant au milieu, cousu à la machine un zigzag serré des 2 côtés, puis seulement après coupé sur le fil.
J'ai repassé un coup de zigzag de chaque côté ; fait un petit repli que j'ai fixé par 2 lignes de point droit.
Pour le col trop serré, j'ai fait une bidouille pas très belle, mais ça passe : comme il était à double, j'ai décousu la partie intérieure, replié le col vers l'extérieur et l'ai refixé sur l'extérieur approximativement (ça évoque un col polo bancal, mais au moins ça ne serre pas trop). Cela dit, si vous avez une meilleure idée sur "que faire de ce col", je suis preneuse !


Pour finir, j'ai mis un bouton de nacre d'un côté et un petit anneau d'élastique de l'autre, et ça fait l'affaire ! Un pull "tout neuf" comme ça, je n'allais pas le laisser moisir dans une armoire !!

(et non, aujourd'hui vous n'avez pas ma tête : de retour d'une balade dans le froid, j'avais un air hagard des plus ridicules !)

jeudi 2 février 2017

le sacacake

Une (la ?) dernière cousette-cadeau de Noël ! Une idée déjà expérimentée, mais en changeant le patron, cette fois. Il s'agit du fameux sac-à-cake, pour une belle-soeur qui aime cuisiner et surtout une famille qui aime les retrouvailles amicales où chacun amène son plat. Elle avait aimé le sac-à-tarte offert une année, et toujours très utilisé, donc j'ai fait cette année le complément de forme allongée !


Ce nouveau patron est bien parce qu'il propose des pans qui se croisent et viennent couvrir le dessus du cake. Et on ferme le tout nettement grâce au bouton.


Mais je n'ai pas du tout suivi les explications trouvées (2 rectangles disposés en croix forment la base du sac = gâchis de tissu !). J'ai redessiné la forme de croix, doublé en glissant dans le fond 2 épaisseurs de plastique (toujours mes couvertures de cahier !) pour que ça soit plus rigide mais toujours lavable.


Les tissus sont des chutes (il faut 2 carrés de 50x50cm environ ; plus les anses que j'ai faites en réunissant les angles coupés pour former la croix de base) - par exemple le tissu extérieur vient de cette robe. Et dans le tout petit bout qu'il restait encore, j'ai casé un morceau de jupe que vous verrez bientôt.


Si mes souvenirs sont bons, j'ai gardé la largeur des anses du modèle d'origine, mais je les trouve un peu larges, esthétiquement parlant (ou bien cela vient du tissu choisi ...)

mardi 31 janvier 2017

la robe rattrapée

Montrée il y a quelques jours, j'avais donc cousu une robe pour les fêtes.
Sauf qu'en fait, c'était la 2e après un ratage. Que j'ai repris courant janvier pour le rendre portable, ç'aurait été dommage de mettre à la poubelle un morceau de tissu !


A vrai dire, le tissu en question ne m'avait rien coûté, et le coupon donné dont il est extrait doit bien faire 6m de long, donc j'aurais pu tout refaire ...
Oui, mais ça ne va pas avec ma détestation des poubelles !


Il s'agit d'une toile relativement épaisse en coton et élasthane. Et le patron, c'est la robe Arum de Deer&Doe. Dans mon idée de départ, je voulais une robe sobre à tout point de vue : forme simple, tissu uni. Sauf que ce tissu était la pire idée pour ce modèle ! Beaucoup trop raide : les manches chauve-souris étaient hideuses, les coutures d'épaule cartonnaient ... bref, je ne l'aurais jamais mise en l'état.


Donc j'ai carrément enlevé les manches en retaillant un peu sauvagement là-dedans : pas facile de retomber sur une emmanchure correcte en venant d'une ligne chauve-souris.
Et puisque j'étais partie à tenter le tout pour le tout, je me suis dit que je pouvais aussi bien mettre de la déco un peu folle là-dessus !


J'ai donc imité honteusement une réalisation de MarieFo : j'adore tout ce qu'elle nous montrait (hélas, elle s'est fait kidnapper par la vraie vie, 2 enfants et un boulot - et elle ne publie plus ses réalisations, même si j'espère qu'elle continue quand même pour son plaisir ...).
Donc un petit plastron foufou, et une touche idem sur la couture de côté (et pour l'anecdote rigolote, le petit bout à pois vient d'elle : elle m'avait donné des petites chutes lors d'une rencontre lyonnaise !)


Les photos ne sont pas ce que j'ai fait de mieux, m'enfin ... on reconnait ci-dessous le profil caractéristique de la robe Arum, avec son devant "droit" et son dos qui suit la cambrure. J'aime bien la longueur, aussi. Souvent je recoupe un bon morceau (serais-je vraiment si petite que ça ??!) mais là c'était pile bien.


Mes coups de ciseaux à la sauvage ont laissé quelques grimaces entre l'épaule et l'encolure, mais porté comme ça, avec une veste (ce qui est la vraie tenue de la vraie vie), ça ne me choque pas du tout. Je me sens bien dedans - justement parce que, comme la robe précédente, elle est de forme sac sans aucunes pinces ! Et même, ça me rend particulièrement contente de la porter car c'est une robe "grain de folie" à plus d'un titre : le rattrapage de justesse, et les décos pour lesquelles je ne me suis pas censurée en me disant que ça ferait "trop" !


dimanche 29 janvier 2017

[Balade] Marseille bleue et rouge

Vous l'avez vu dans le dernier article, on est partis en balade pour chercher du ciel bleu - et on en a trouvé à Marseille (avec du soleil, et des températures idéales pour manger en terrasse fin décembre, non madame, on ne se refuse rien !)

Puisque j'ai commencé une rubrique balade, Marseille fera partie du chapitre même si tout le monde ou presque connait !
Pour tout dire, j'ai beaucoup aimé les contrastes d'architectures anciennes, modernes, quasi soviétiques et futuristes, industrielles et résidentielles ; ainsi que le fait qu'on puisse vraiment "lire" le paysage sous les constructions humaines (les criques, les collines et les affleurements rocheux en pleine ville, qui à la fois restreignent et défient les pulsions colonisatrices de l'homme depuis l'antiquité) ... mais je n'ai pas du tout aimé les milliers de voitures et autres moteurs qui restent les rois de la ville, reléguant les vélos et les piétons aux minuscules trottoirs encrottés et empoubellés ... A tel point que j'ai vraiment relativisé la pollution agricole (pourtant bien existante et dangereuse) de ma campagne !
Il reste du chemin à faire ...

Architectures, donc :

on a vraiment aimé la Cité Radieuse du Corbusier ... 
même en visite libre, c'est assez impressionnant ...
sur le toit, la piscine et la cour de récréation des enfants, une salle d'expo ...

à l'intérieur, des couloirs sombres, étroits, presque une prison,
et pourtant plein de signes de vie joyeuse (décorations de noël à chaque porte) 

des zones collectives pleines de lumière et de la transparence des vitres ...

dehors, le style soviétique est transfiguré par les couleurs

dans le même quartier plus ou moins, télescopage de constructions futuristes (stade vélodrome, clinique, bureaux ...)

rouge sur fond bleu pour les installations portuaires ...

l'incontournable (et un peu survendu) MUCEM ... la balade libre dans les méandres de l'architecture vaut bien autant que les expositions (nous les avons trouvées intéressantes, certes, mais peu inventives dans leur présentation, voire hors-sujet pour certains sous-thèmes ...)

Quand la nature et la main de l'homme se répondent ...

les ferrures du portail de la Major me rappellent les buissons épineux de la garrigue ...

... surtout lorsque, après l'incendie, il ne reste que des squelettes fantomatiques ...

une piscine prise dans le rocher qui surplombe la Méditerranée, c'est un peu l'homme qui dit à la mer "je peux en faire autant que toi !"
Cercle des Nageurs de Marseille

 bleu turquoise sur fond bleu turquoise, avec un air marin qui prend sa revanche sur la peinture !
(porte de l'Orient)

 anse de Malmousque

 Enfin, sortie de terre ou tombée de l'arbre, deux oeuvres découvertes au détour des rues !

parc du palais du Pharo

devant le Novotel, boulevard Charles Livon
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...