D'abord, je cousais ; et parfois je triturais aussi un peu le papier (origami, scrapbooking ...).
Puis arriva une première infidélité : le dessin.
Ensuite, j'ai eu des "périodes" réparties entre les unes et les autres techniques (comme Picasso, haha !)...
Et là ... ! là ... ! J'ai eu l'opportunité inattendue d'enfin découvrir pour de vrai une des 2 techniques qui me font rêver depuis toujours : la vannerie ! (l'autre technique, c'est la poterie au tour) Et maintenant : je risque d'abandonner toute autre technique pour celle-ci !
Quand je dis que c'était une vieille envie, je remonte carrément aux tressages d'herbe durant les picnics quand j'étais enfant, pour faire des guirlandes, des couronnes, des trucs ou des bidules ! J'avais tenté toute seule un panier en vannerie sauvage grâce aux conseils en vidéo de Noémie, mais j'avais lamentablement échoué par manque du bon matériel (je n'avais que du noisetier et rien d'assez souple pour les ligatures).
Et d'ailleurs, ces dernières semaines, je zieutais les bords de route à la recherche d'osier, mais sans trouver d'endroit idéal !
Cette fois, à la faveur d'un atelier avec des connaisseuses (pas pro mais presque), j'ai pu arriver au bout de ce projet. Je n'ai pas suivi la proposition de faire une mangeoire tressée ; je voulais AB-SO-LU-MENT faire un panier sur arceaux ! Je crois que les paniers de cette forme-là s'appellent des paniers tisthals. Le mien est plus qu'approximatif - et si je persévère dans la technique, j'en rougirai dans quelques temps - mais il me ravit.
La structure est en frêne et noisetier, les branches à disposition n'étaient malheureusement pas bien assez souples et/ou la taille de panier souhaitée imposait une courbure excessive (et/ou j'avais tellement d'enthousiasme et d'envie de finir mon panier cet après-midi-là que j'étais un peu brute !), du coup la anse s'est cassée en cours de réalisation. D'où l'espèce de bidouillage peu esthétique : j'ai recouvert et consolidé l'anse avec des feuilles de massette (roseau) et du raphia. Ca ne tiendra sans doute pas éternellement mais vu le volume du panier, ça ne nuit pas trop à sa solidité pour l'instant.
La ligature des arceaux de départ (les "clés" en forme de carré tressé visibles ci-dessus et sur les photos suivantes) sont en éclisses d'osier (= saule) : on fend la tige d'osier puis on gratte la moelle qui est dedans au couteau, une opération moins difficile que je ne craignais, mais un peu longue !
Puis le tissage du corps est en brins d'osier entier. La "prof" n'était pas toujours là pour me guider puisqu'elle s'occupait des élèves moins rebelles qui suivaient son projet de mangeoire ; du coup je ne savais pas qu'il aurait été mieux de tisser en commençant par les 2 côtés à la fois de manière à finir au centre.
Et puis, beau ou pas beau, m'en fiche, je suis contente de mon panier ; et les (trop rares) saules de la région n'ont plus qu'à aller se cacher !
